Retour vers le passé : Le Serpent Blanc (1958)

 

REALISATEUR

Taiji Yabushita

SCENARISTES

Taiji Yabushita, Seiichi Yashiro et Shin Uehara

INFOS

Long métrage japonais
Genre : animation/fantastique
Titre original : Hakuja den
Année de production : 1958

Le Serpent Blanc (Hakuja Den en version originale, Panda and the Magic Serpent pour la première exploitation sur le territoire américain) est le premier long métrage en couleurs de l’histoire de l’animation japonaise. Son histoire s’inspire d’une populaire légende du folklore chinois, un choix pas anodin pour le président de la Toei car il s’inscrivait pour lui dans la période de réconciliation entre les deux voisins asiatiques, dont les relations s’étaient en partie apaisées après la Seconde Guerre Mondiale.

J’avoue que je ne connais pas bien la Légende du Serpent Blanc, mais comme de nombreuses histoires transmises oralement, celle-ci connaît apparemment plusieurs variations et cette première adaptation cinématographique (d’autres ont suivi) respecte en quelque sorte cette tradition (l’un des résumés disponibles sur la toile montre que le scénario du film a conservé certains passages tout en mettant l’accès sur d’autres aspects comme la romance des amants maudits).

 

 

Lorsqu’il était jeune, le petit Xu-Xian a apprivoisé un serpent blanc, mais il fut obligé de s’en séparer sur l’insistance de ses parents. Des années plus tard, le serpent, en fait un esprit doté de pouvoirs magiques, se transforme en une belle princesse, Bai-Niang. La jeune femme n’a jamais oublié Xu-Xian, dont elle est tombée amoureuse. Avec l’aide de sa servante (qui fut un poisson sous sa forme précédente), elle organise une rencontre. Cette première partie souffre de quelques lenteurs, mais les visuels sont beaux et l’animation délicate.

La fantaisie est apportée, comme souvent, par les personnages d’animaux, sources de gags et de merveilleux. Il y a principalement Panda le panda et Mimi le renard, les amis de Xu-Xian, et la pègre d’une ville où le héros est envoyé en exil, représentée, entre autres, par des oies et des gros cochons qui sont au coeur d’une savoureuse scène d’action, la plus amusante du film.

 

 

Le Serpent Blanc ménage donc des moments intimistes et humoristiques…mais aussi dramatiques. La tension est apportée par le personnage de Fa-Hai, un vieux moine bourru pour qui tous les esprits sont de nature maléfique. Persuadé qu’il agit pour le bien de Xu-Xian, Fa-Hai va tout faire pour séparer les amoureux. Après une entame assez contemplative, la deuxième moitié du récit est donc marquée par un peu plus de péripéties, avec de jolies idées teintées de poésie (le voyage sidéral de Bai-Niang).

Après plusieurs courts-métrages, Le Serpent Blanc était le premier long métrage de Taiji Yabushita, un réalisateur à la courte carrière puisqu’il n’a signé ensuite que six films entre 1959 et 1967, dont une version de Sinbad le Marin en 1962, en collaboration avec Yoshio Kuroda (Mini-Fée).

Commentaires (3)
  • KssioP
    Staff

    @Tori,oui comme avant.

  • Tori
    Staff

    Dommage que les commentaires qu'on met sur le site ne soient pas reportés sur le forum (et inversement)...

  • KssioP
    Staff

    Sympa ces petits articles^^