Retour vers le passé : Le Loup-Garou (1941)

 

REALISATEUR

George Waggner

SCENARISTE

Curt Siodmak

DISTRIBUTION

Lon Chaney Jr, Claude Rains, Evelyn Ankers, Ralph Bellamy, Maria Ouspenskaya, Bela Lugosi…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Titre original : The Wolf Man
Année de production : 1941

Even a man who is pure in heart
And says his prayers by night
May become a wolf
When the wolfsbane blooms
And the autum moon
Is full and bright.

Après Dracula, la créature de Frankenstein, la Momie, l’Homme Invisible (et leurs nombreuses suites), la Universal ajouta un nouveau monstre à son bestiaire classique avec Le Loup-Garou en 1941. Pour être précis, le studio avait déjà produit un film de loup-garou en 1935 avec un Monstre de Londres (Werewolf of London en version originale) qui n’avait pas rencontré un franc succès. Il a fallu donc attendre le début des années 40 pour que les ingrédients prennent, le long métrage de George Waggner servant ainsi de « pierre angulaire » pour l’univers partagé qui a suivi, le lycanthrope Larry Talbot rencontrant régulièrement le monstre de Frankenstein et le vampire transylvanien dans ses autres aventures cinématographiques.

 

 

Le Loup-Garou est un projet qui a connu un développement assez long, passant par plusieurs réécritures de scénarios. La Universal voulait au départ que Boris Karloff en soit l’interprète, ce qui ne s’est pas fait. Bela Lugosi était intéressé mais s’il est bien dans Le Loup-Garou, l’acteur d’origine hongroise n’a hérité que d’un rôle mineur, celui du gitan qui transmet la malédiction du loup-garou à Larry Talbot. C’est finalement Lon Chaney Jr qui a été choisi pour incarner le rôle principal. Pendant les années 30, le fils de la star du muet a enchaîné les petits rôles souvent non crédités, avant de connaître son premier grand succès en jouant Lennie dans la version de 1939 de Des Souris et des Hommes. Et comme ses collègues Karloff et Lugosi, il sera catalogué dans le cinéma d’horreur pour une bonne partie du reste de sa carrière…

Mais contrairement à eux, Lon Chaney Jr fut le seul acteur à avoir personnifié le même monstre tout au long de cinq longs métrages (et il fut aussi Dracula, la créature de Frankenstein et la Momie durant cette période). Il a apporté à Larry Talbot un pathos, un côté torturé qui s’inscrit bien dans la dimension tragique du personnage qui doit affronter l’incrédulité de ses proches, même si cet aspect finira par devenir un poil (!) répétitif au fil des épisodes. D’ailleurs, dans l’une des premières versions de l’histoire, tout devait être suggéré pour semer le doute sur la possible folie de Talbot. Mais le studio voulait bien entendu que le monstre poilu apparaisse à l’écran…

 

 

 

Porté par une solide distribution, avec en tête l’autoritaire Claude Rains (L’Homme Invisible) en patriarche de la famille Talbot, Le Loup-Garou entretient un bon suspense et la production est aussi soignée que les autres entrées des Universal Classic Monsters (avec notamment ces plans de forêts embrumées et hantées par le monstre maudit qui n’ont rien perdu de leur impact visuel). Derrière la caméra, on retrouve George Waggner, metteur en scène qui a débuté dans le western avant de passer à l’horreur et de produire notamment Le Spectre de Frankenstein, toujours avec Lon Chaney Jr.

Malgré ce qui lui arrive dans le climax, ce n’était donc pas la fin pour Larry Talbot, vu ensuite dans Frankenstein rencontre le Loup-GarouLa Maison de Frankenstein et La Maison de Dracula. Et comme tous les monstres classiques, le lycanthrope a croisé la route des comiques Abott & Costello dans Deux nigauds contre Frankenstein en 1948.

 

 

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