Retour vers le passé : Dangereusement vôtre (1985)

 

Aventures/espionnage
Long métrage britannique/américain
Réalisé par John Glen
Scénarisé par Richard Maibaum et Michael G. Wilson
Avec Roger Moore, Christopher Walken, Grace Jones, Tanya Roberts, Patrick Macnee…
Titre original : A view to a kill
Année de production : 1985

Dance into the fire
That fatal kiss is all we need
Dance in the the fire
To fatal sounds of broken dreams
Dance in to the fire
That fatal kiss is all we need
Dance into the fire

Quand le tournage de A View to a Kill (le film s’inspire du titre d’une nouvelle de Ian Fleming tout en proposant une histoire originale) a commencé en 1984, Roger Moore allait sur ses 57 ans. Ce qui faisait de lui le plus vieil acteur à jouer le rôle de James Bond (Sean Connery avait 52 ans quand il a tourné Jamais plus jamais)…et les critiques de l’époque n’ont pas hésité à s’en moquer, notamment en soulignant que l’on voit plus les doublures que le comédien dans les scènes d’action et que ses partenaires féminines étaient bien trop jeunes pour lui. Les producteurs de la saga savaient très bien que les jours de Moore dans le costume de l’agent 007 étaient comptés et ils avaient approché Timothy Dalton pour le remplacer. Timothy Dalton avait déjà été envisagé pour succéder à Sean Connery mais il avait alors refusé, intimidé par la perspective alors qu’il n’avait qu’une vingtaine d’années.

 

 

Pour sa quatorzième aventure cinématographique (et donc la septième et dernière de Roger Moore), James Bond affronte Max Zorin, un industriel névropathe, né d’expériences génétiques menées par un ancien nazi pour le compte des russes, qui veut détruire Silicon Valley afin de garder le monopole sur le marché des microprocesseurs, dont il se sert dans différentes actions criminelles comme doper ses chevaux pour gagner une fortune aux courses. Une intrigue aussi absurde que divertissante, principalement grâce à des scènes d’action dynamiques et spectaculaires concoctées par un John Glen qui signait là son troisième Bond d’affilée.

Du pré-générique au final mouvementé sur le Golden Gate Bridge en passant par la course-poursuite effrénée démarrant sur la Tour Eiffel (et qui démontre une nouvelle fois tout le savoir-faire des équipes de Rémy Julienne), Dangereusement vôtre est un Bond au rythme qui faiblit rarement. Les interactions entre les personnages sont également assez savoureuses. Dans la première partie, Roger Moore fait même équipe avec Patrick « John Steed » Macnee, pas le plus grand fan des films Bond (il préférait les romans) mais il a tout de même sauté sur l’occasion de jouer une nouvelle fois aux côtés de son ami Roger (Moore et lui furent respectivement Sherlock Holmes et le Docteur Watson dans un téléfilm de 1976).

 

 

Dans un rôle d’abord proposé à David Bowie et Sting, Christopher Walken campe un méchant au rire de dément qui ne manque pas de présence. Quant à Grace Jones, elle vole aisément la vedette à la jolie mais fade Tanya Roberts (et c’est elle qui a facilité la première apparition à l’écran de son petit copain du moment, un certain Dolph Lundgren que l’on voit moins d’une minute en garde du corps russe inefficace). Les aspects sanguinaires de Max Zorin n’ont d’ailleurs pas plu à Roger Moore, qui a détesté la scène montrant le vilain massacrant ses employés à la mitrailleuse en éclatant de rire.

Pour Moore, Dangereusement vôtre était le Bond qu’il aimait le moins. Les critiques ont également toujours été divisées, le listant parmi les pires épisodes de la franchise. Pour moi, le plaisir reste au rendez-vous de ce pur produit de son époque (ah, ce générique tellement eighties sur la chanson de Duran Duran), fun et riche en péripéties, parmi les meilleurs morceaux d’action de la saga.

Commentaires (0)