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Critique de VS #1

par magictoad le ven. 28 juin 2019 Staff

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L'A PO COMPRI, MAI PUTIN C BO

Esad Ribic, bosniaque d'origine, débarque dans l'univers du comics à la fin des années 90 avec des mini-séries/one shot en collaboration avec Miljanko HORVATIC, croate de son état, chez Antartic Press (« Code Name :Scorpio » 1997). Très vite, il élit domicile chez Marvel au début années 2000 pour ne plus en sortir si ce n'est pour quelques couvertures comme par exemple le premier numéro de "Drifter" de Ivan Brandon (tiens tiens). Il monte en puissance avec, par exemple, « Loki » mini série en quatre épisodes avec Robert RODI en 2004 (qui montre sa puissance asgardienne), puis arrive le Marvel Now en 2013 et Ribic assomme tout le monde avec le « Thor : Gods of Thunder » de Jason Aaron où ses trois Thor défoncent tout, tout en se faisant défoncer (dixit the God Butcher). Puis c'est l'aboutissement avec l'event majeur Secret Wars en collaboration avec Jonathan Hickman. Ensuite il se retire des pages intérieures après le « «Marvel Legacy #01 » pour se concentrer sur les couvertures (travail moins fatiguant et plus rémunérateur). Puis, en 2018, c'est la surprise avec l'annonce d'un projet en creator-owned avec Ivan Brandon chez Image : VS.

La sollicitation de cette série en décembre 2017 a tout pour plaire, récit de science Fiction, nous avons affaire à une sorte de Spartacus en mode SF à l'opposé d'un « Suiciders » de Bermejo qui fait plus référence à un post-apo style Mad Max. Ici, on pense plus à de la SF en mode Humano (plus généralement à une ambiance jeux vidéos style « Halo », « Unreal »), les visuels sont oufs avec le scénariste de « Drifter » on peut s'attendre à du lourd.

Puis, février 2018, sort le premier issue de cette mini-série annoncée en cinq épisodes et là, c'est le drame, en effet, après la lecture des premiers épisodes l'univers de cette histoire est un peu brumeux à mes yeux. On a peu de mal à appréhender les tenants et les aboutissants à tout ça. Du coup, j'avais, personnellement, laissé là la lecture, attendant la sortie complète de la série pour la lire d'un trait. Et là, fin de l'été 2018 quand j’entame la lecture, je rencontre le même problème. Il m'a fallu trois lectures pour mettre bas mes incompréhensions, erreurs d’interprétations, oublis et omissions. A se demander si ce n'est pas la beauté des planches qui nous abasourdit et nous fait décrocher du propos. On comprend que la guerre est devenue un jeu sponsorisé par les puissants et que notre héro Satta Flynn, qui se voit opposé à Devi, va avoir du mal à prolonger sa présence dans la compétition. Au final, c'est donc surtout le talent de Ribic qui s'exprime plus que la clarté scénaristique de son corollaire Ivan Brandon. Mais qu'à cela ne tienne, c'est tellement beau que cela mérite tout de même l'effort car malgré tout, une fois saisi, l'univers est original et assez bien trouvé même mal explicité. J'imagine que certains lecteurs ne rencontreront pas de difficulté à la lecture complète et directe de cette histoire et pour eux il n'y aura pas de problème.

J'ai eu la chance de croiser Isad Ribic, à l'automne dernier, ce grand costaud est un peu bourru sûrement très timide (un gros barbare quoi) et la seule question que je lui ai posée était pourquoi il n'était pas au dessin pour le retour de la licence Conan dans sa Maison des Idées (Marvel pour les incultes), comment se faisait-il qu'après son fabuleux Thor il n'avait pas pris les commandes du Cimmérien avec Aaron et que cela soit Mahmud Asrar qui s'y était collé (et qu'il se retrouvait à ne faire que les couvertures) ? Il m'a répondu qu'on lui avait proposé mais qu'il n'était pas disponible à l'époque et s'il ne l'était pas c'est parce qu'il était justement sur VS, j'étais vert (intérieurement bien sûr) mais il m'a tout de suite rassuré (voyant mon mal-être) en m'annonçant qu'il ferait bientôt une mini-série en sept épisodes sur Conan ce qui me raviva. Et c’est depuis devenu officiel car nous venons d'apprendre la concrétisation de ce projet nommé « Conan the Barbarian Exodus » où Esad assurera le scénario en plus du dessin et qui sortira à partir du mois d'août prochain dans lequel il reviendra sur la jeunesse du héros. J'ai tellement hâte de pouvoir comparer son travail avec celui du meilleur Howardien contemporain le bien nommé Tomas Giorello (« XO Manowar ») que je n'en peux plus d'attendre.

En bref

Nous retrouvons enfin Ribic dans les intérieurs près quelques années de pantouflage en surface (à faire des couv' quoi) et c'est tant mieux même si c'est dans un scénario un peu alambiqué qui ne facilite pas l'immersion. Mais on ne boude pas son plaisir en attendant son Conan.

7
Positif

Du Ribic dedans

De la pure SF en mode Humano

Pour ceux qui comprendront tout en une fois

Pour les fans de FPS à la Unreal

Negatif

Du fouillis scénaristique dedans

On n'a raté Conan par Aaron et Ribic à cause de ça

Pour ceux qui devront s'y reprendre pour bien comprendre l'univers

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