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Critique de Aliens - Cendres

par magictoad le mar. 6 août 2019 Staff

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XENOMORPHES ON THE ROAD AGAIN

Depuis « Aliens Defiance » en 2016 (de Brian Wood, auteur « résident » chez Dark Horse), la licence « Aliens » a le vent en poupe. Sortie du carcan des cross-overs avec les licences Predators, Aliens VS Predators, mélangée dorénavant avec du Prometheus (« Fire and Stone » 2014 et « Life and Death » 2018 de qualité incertaine), avec Defiance, nous avions enfin un dessin de qualité pour une licence qui en a souvent manqué (bien que pas toujours) et ce grâce à Tristan Jones (à la tête du récent « Aliens Resistance » [la suite de Defiance] et du futur « Aliens Colonial Marines », toujours avec messire Wood à la barre). En plus, maintenant, la licence est confiée à des auteurs/dessinateurs pour des mini-séries au propos auto-contenu, le premier étant James Stokoe avec son génial « Aliens Dead Orbit ». Le second, ici, est Gabriel Hardman (« «Invisible Republic », excellent récit chez Image, Hi Comics chez nous) un artiste talentueux s'il en est.

Nous sommes sur la colonie Trono LV-871, gérée par la firme bien connue Weyland-Yutani Corp. Maxon, douze ans, se réveille découvrant une situation critique, on se bat dehors et sa mère endormie a un truc bizarre qui lui insert la tête. Nous sommes en fait en code jaune, c'est à dire que l'on doit évacuer la planète (c'est la merde quoi). Voici un pitch un peu plus original qu'à l'accoutumée et nous voici donc dans un run époustouflant où, en effet, il nous sera impossible de respirer une seconde. Tout se précipite, rien ne se passe comme prévu, en un mot : haletant. Le récit se pare d'originalité dans le traitement des classiques de la licence (la protection des infectés, l'utilisation des cyborgs...) et les rebondissements s'enfilent comme les perles d'un collier qui nous étrangle (un peu trop d'ailleurs, surtout qu’ils sont vécus par un enfant de douze qui, du coup, frise avec l'invraisemblable).

Graphiquement parlant, c'est tout à fait maîtrisé et agréable à l’œil sans être magnifique, difficile d'être très regardant tellement le récit est prenant. C'est sûrement là le revers de médaille du scénario, car on parcourt cette mini-série (quatre numéros) d'un trait et l'on s'aperçoit qu'elle est bien courte. Stokoe, avec son dessin bourré de détails et une histoire découpée d'une façon non linéaire, avait réussi à éviter ce piège. On touche donc au problème des recueils où disparaissent les respirations mensuelles des singles.

« Aliens Cendres » rejoint donc la lignée de ce renouveau de qualité dans la licence, ce qui en fait une lecture indispensable pour les fans mais pas forcément pour les autres, car un « Defiance » est plus joli ou un « Perdition » est mieux géré. Espérons que ces projets arrivent à trouver d'autres artistes de cette qualité, on fantasme facilement sur d'autres noms (Daniel « Extremity » Warren Johnson , Steve « Maestro » Skroce ...) pour alimenter cette licence qui le mérite.

En bref

Gabriel Hardman (« Invisible Republic ») nous offre un récit haletant où les poncifs du genre sont utilisés avec originalité pour servir un récit qui pèche par sa brièveté (mini-série de quatre numéros).

7
Positif

Scénario original

Rythme infernal

Dessins agréables

Negatif

Lecture trop courte

Héroïsme d'un enfant de douze limite invraisemblable

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