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Critique de Mutant #7

par Valoulou le mer. 11 janv. 2023

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Joyeux anniversaire Mutant !

Après un numéro 6 qui m'avait laissé sur une mauvaise interprétation du devenir de la revue, pensant que l’éditeur allait arrêter les séries en cours de route pour les remplacer dans le but de simplement proposer quelques chapitres à chaque fois, ce qui pour le coup était dû à une mauvaise interprétation de la communication faite autour du sondage proposé dans le numéro 5 – et je m'en excuse après des éditions Dante – Mutant nous revient en ce début 2023 avec un numéro 7, marquant plus d'une année de publication pour le titre.

Alors que dire de ce nouveau numéro ?

Déjà parlons un peu de la forme.

Imprimé par la même société que le précédent opus, la forme reste dans la même lignée, le papier faisant défaut dans sa qualité par rapport à ce dont nous avions l'habitude, bien que la couverture me paraisse de meilleure qualité que sur le 6 (?).

Notons que soucieux de l’avis de ses lecteurs, la maison d’édition a décidée de revenir chez l'imprimeur avec lequel elle travaillait avant, afin de revenir à la qualité à laquelle nous étions habitué et ce, si j’ai bien compris, dès le numéro 8 prévu au mois de mars. Cela entraînera une légère augmentation du tarif (2€), raison pour laquelle Dante avait décidé de changer d'imprimeur afin de ne pas augmenter les prix de ventes. Une augmentation donc, mais justifiée par les coûts de productions qui ne sont la faute ni à l’éditeur ni celle de l'imprimeur mais plus à la situation économique globale – question de conjoncture quoi.

Je comprend donc ce prix et resterai fidèle à la parution.

Mais revenons en au vif du sujet !

Comme d'habitude nous ouvrons les premières pages sur les aventures des super-salariés de l'agence Tonnerre qui, une fois n’est pas coutume, apporte leur lot de facilités scénaristiques et de rebondissements placides (oui, je deviens peut-être un peu acerbe avec ce titre). Mais, (il y a souvent un « mais ») qui relève un peu la barre qu’ils avaient fait redescendre bien bas avec les deux précédents numéros.

Dans un premier temps nous suivons Dynamo avec ça nouvelle « super-ceinture lombaire » qui part en mission et qui tombe, comme par hasard (ou peut-être par malchance – à la fin ça fout le doute) sur le super-méchant-multipolaire, Warlord (le Seigneur de Guerre).

Et, en une case le scénariste détruit ce dernier et le peu de background qu’il possédait. Contexte : Dynamo arrive devant un type avec la gueule du super-vilain et balbutie un truc du genre :

_« Enfin on se retrouve Seigneur de Guerre ! »

Ce à quoi l’autre répond :

_ « Non ! Tu me confonds avec un de mes semblables ! » Tadadam… ! Rebondissement ! On apprend alors que le méchant appartient à un peuple souterrain qui a pour but ultime de faire le maximum de bordel à la surface parce que, je paraphrase à moitié, les essais nucléaires que les américains ont fait sous terre (certainement la meilleure idée qu’un gouvernement ait jamais eu !), on détruit une des villes des subterriens (oui c’est comme ça qu’ils se nomment) et que du coup ils veulent se venger parce qu’ils sont fâchés-tout-rouge… (enfin vert… ils sont tout vert).

Bref ils auraient mieux fait de dire que ce Seigneur de Guerre n’était pas un seul être mais plusieurs œuvrant sous une même identité, ça aurait eu plus de sens.

S’ensuit une histoire de NoMan qui après moult péripéties contre un méchant aveugle encapé, arrive au moment fatidique du récit où une chute se construit progressivement, laissant entrevoir un espoir qui aurait pu renouveler le personnage, mais finalement non – ce qui était évidement prévisible, mais je ne vais pas tout raconter, il faut le lire pour le comprendre.

Et ce numéro clôt ses épisodes des Agents Tonnerre par un nouveau rebondissement dont nous découvrirons la suite dès le numéro 8, à savoir l’apparition d’un nouveau vilain (du genre free-lance je pense) et d'une possible nouvelle conquête amoureuse pour le salarié à la ceinture mal attachée – parce que sa secrétaire fait la gueule et qu’une nouvelle madame fait son apparition au même moment.

Arrive mon moment tant attendu, celui de Fist of Justice !

Souvenez-vous dans le précédent chapitre, le sage inter-dimensionnel, Mystic, envoyait notre blondinet dans une réalité alternative où le Fist of Justice existant là-bas n’était autre que sa défunte copine.

Eh bah, dès la première planche de ce numéro 7, « BOUM !! », on s’en prend plein les yeux ! La super-gonzesse explose – je ne m’attendais pas ça ! – et le héros en larme et en collants retourne devant son mentor en un claquement de doigts. Celui-ci lui explique alors qu’il va être envoyé de temps à autre dans des versions alternatives de la réalité pour corriger des anomalies et que de toute façon il n’a pas le choix.

Un récit plutôt sympathique qui évolue vite (peut-être un peu trop) et laisse place à une infinité de possibilités. Mais, FoJ ne doit pas oublier la réalité car dans le monde réel (le sien en tout cas) son super-pote à la retraite et lui doivent se rendre à une convention de geek pour signer des autographes.

Tout se passe pour le mieux jusqu’à ce qu’une armée de zombies déboulent en ville et se mettent à bouffer des gens. FoJ se lance dans la bataille sans trop de succès – il a le défaut de ne jamais tuer personne – jusqu’à ce qu’un humain-déchu (?) sorte des limbes pour faire son taf de « buteur de revenants » et apprenne à notre super héros qu’il ne doit pas se retenir parce que « les morts-vivants sont déjà morts » ! Eh ouais, un peu trop branché pacifisme ce Fist of Justice.

Comme d’hab’ s’était vraiment plaisant à lire ! Et bien que la série arrive dans ses derniers chapitres, il y a vraiment un côté décalé et passionnant à suivre dans cette série !

Après sa dernière publication, dans le numéro 9 ou 10 de Mutant, la série sera remplacée par Babe (marquant le retour de John Byrne au sein du magazine), titre qui a remporté le plus de votes lors du sondage sur la prochaine série à publier (et j’en suis ravi, j’avais voté pour !).

Enfin, parlons peu mais parlons bien de ce troisième chapitre de X.

Si les deux premiers était un peu en demi-teinte pour moi, ne sachant pas trop quoi en penser à cause de la narration saccadée et de son côté polar. Je commence à vraiment bien me faire au personnage !

Si à la fin de Mutant 6 notre héros était mal en point et était secouru par la bloggeuse qui passe son temps à écrire sur lui. Dans cette suite, X se démerde rapidos pour lâcher la nana (il ne doit pas être du genre à s'attacher) et se remet en quête de buter la saloperie qu’il a manqué précédemment.

Il arrive à s’infiltrer en offrant au porte-flingue du magouillard d’un joli collier de C4 (ne vous inquiétez pas pour ce personnage, il ne fait pas long feu, sa tête finit en orbite), choppe sa cible et commence à lui dessiner sur le visage avec son Opinel. X se barre, le laissant pour mort. Manque de bol il finit défiguré mais avec la vie sauve en coulant quelques jours heureux à l'hosto.

Cependant, cette cruche de bloggeuse ne trouve rien de mieux à faire que de suivre notre psy-socio-sanguinolo-pathe de héros jusqu’à sa batcave. Et comble de la bêtise, elle ne va rien trouver de mieux à faire que d’écrire sur internet qu’elle a trouver la planque de X mais que pour l’instant elle hésite à dire où elle se situe… (elle doit être à moitié con).

Évidemment le méchant en convalescence tombe sur ce qu’elle a écrit et envoie ses sbires à sa recherche. Elle ne se doutant apparemment de rien, et surtout pas du fait que rien n’est vraiment anonyme sur le net, continue à harceler le anti-héros.

Honnêtement c’était un très bon chapitre ! La trame scénaristique prend son élan et je pense que la suite va être démente. A suivre !

En résumé, hormis les Agents Tonnerre avec lesquels je commence vraiment à perdre tout espoir que ça redécolle véritablement un jour, bien que le chapitre sur NoMan se lisait plutôt bien, les séries sont toujours aussi bonnes et c’est un plaisir de pouvoir les suivre !

Si vous voulez vous procurer le numéro il n’y a qu’une seule adresse sur laquelle vous pourrez vous procurer tous les ceux déjà parus et même pré-commander les suivants : https://shop.editionsdanteproduction.com/

En bref

Un bon numéro qui marque le début de ce qui semble être le dernier arc de Fist of Justice et la fin de l'introduction de X qui se développe et se dévoile enfin !

7
Positif

Fist of Justice est un vrai plaisir !

X devient accrocheur !

La qualité du papier va revenir à la normal.

Negatif

L'impresion que les Agents Tonnerre ne remonteront pas la pente de si tôt.

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