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Critique de Le Caïd

par magictoad le mar. 22 mai 2018 Staff

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Le Caïd – Plus dur sera la chute.
(Kingpin #1 à 5 2017)

Ce récit complet ne parle pas du Caïd comme le laisse penser son titre, ni de son alter-ego Wilson Fisk mais de Sarah Dewey et du choix difficile qu’elle va devoir faire.

Sarah Dewey est une ancienne journaliste politique déchue, recyclée dorénavant dans le sport. Sa vie a basculé quand son alcoolisme lui a fait perdre emploi et famille. C’est elle que choisit Wilson Fisk pour écrire sa biographie, histoire de se racheter une virginité. A l’instar du diable, Fisk va essayer avec cette bio de faire croire que le Caïd n’existe pas. Va-t-elle accepter ? Va-t-elle croire en cet homme qui clame son innocence quant aux accusations qui l’accablent, lui que l’on nomme le Caïd ?

Nous faisons face à un traitement du personnage du Caïd qui rejoint celui utilisé dans la première saison de la série télé Daredevil où l’on montre un homme résolu à faire le bien, à nettoyer sa ville du mal qui la ronge, même si cela consiste à utiliser la violence. Et c’est à ce niveau que le présent récit diffère du traitement télévisé car ici la violence employée par M. Fisk est totalement cachée par des manœuvres employées dans l’ombre (à l’image des couvertures des épisodes, à observer avec attention). D’une opération de séduction, on va vite passer à une autre de corruption où la partie sombre de l’âme des personnages va se dévoiler et faire sombrer certain du côté obscur de la force.

D’un point de vue graphique, cette mini-série fonctionne à merveille (Ben Torres associé à Miguel Sepulveda) avec une touche très millerdienne que l’on ne boude pas dans les rues de Hell’s Kitchen avec son Caïd bien massif et carré ou encore sa miss Dewey que l’on pourrait croiser dans les rues de Sin City.
Scénaristiquement parlant, c’est très bien géré par un Matthew Rosenberg en forme (lisez absolument son fabuleux “We can never go home” chez Glénat). Cette série s’inscrivant, chez Marvel, dans une phase où des histoires mettant en scène les vilains commencent à éclore (après la phase séduction en mode “Superior” ou “Infamous” des gentils héros on passe aux vrai vilains type Bullseye) dont nous avons ici l’une des meilleures réalisations, à lire, à conseiller, à offrir.

En bref

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