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Critique de Priest #1

par ivan isaak le mar. 7 juil. 2020 Staff

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Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir !

Priest est un titre à part pour moi, puisque son personnage principal est à l’origine de mon pseudo sur le net depuis désormais une bonne quinzaine d’années. La série, d’abord publiée chez feu Tokebi, a été mise en pause par son auteur après son 16ème volume. Cette réédition de la série devrait nous permettre d’obtenir une vraie fin, comme nous l’annonce Pika. Cette fin se fait néanmoins toujours attendre alors que le volume 8 (correspondant aux tomes 15 et 16 de l’édition initiale) est paru fin juin. Croisons les doigts…


En plein Far-West, un train est attaqué par la bande des Mat Riders, bien décidés à délivrer leur chef, Esther, détenue par les marshalls. Mais voilà que se réveillent d’étranges créatures, à la force surhumaine et qui ne semblent pas vouloir mourir, qui étaient jusqu’alors contenues dans un wagon isolé. Un passager commence alors à décimer le rang de ces zombies : Ivan Isaak, un étrange prêtre… C’est donc ainsi que commence Priest, série de Hyung Min-Woo (auteur également de Ghostface, titre tout en couleurs et dont la publication française a été arrêtée suite au dépôt de bilan de son éditeur, Kantik, mais rééditée en intégralité par Pika en novembre 2016 si cela vous intéresse). Un mélange de western, de film de zombies, de film d’horreur, avec une couche d’ésotérisme (plus prononcée par la suite). L’objectif d’Ivan Isaak ? Terrasser Temosare, responsable de la mort de sa bien-aimée et qu’il a aidé à réveiller d’un profond sommeil. Pour cela, il a vendu son âme à un farouche adversaire de son ennemi, Vessiel. Une guerre entre fous de dieux et anges déchus commence…


Bande dessinée coréenne (un manhwa donc, pour ceux ne connaissant par le terme), Priest est en sens de lecture occidentale comme dans son pays d’origine. Il ne s’agit donc pas d’une erreur, chers amateurs de mangas ! Cette nouvelle édition de Pika (après celle de feu Tokebi) est composée de volumes doubles grand format, avec des illustrations de Raymond Swanland ayant servies de couverture à une édition antérieure de la série. Il signe d’ailleurs une préface très intéressante sur ce que la série a changé dans sa vie.


Pour en revenir à ce premier volume, il est fort peu probable qu’il puisse laisser un lecteur indifférent. Tant par son histoire que nous découvrons à peine ici, que par son graphisme tout simplement bluffant. Cassant beaucoup de codes de la BD asiatique, le style de Hyung Min-Woo se fixe immédiatement sur la rétine du lecteur. Si les quelques pages en couleurs en début de tome sont de très bonne facture, l’art de Hyung Min-Woo est magnifié par les pages en N&B sur fond noir, immergeant le lecteur dans l’univers de l’œuvre. Son trait anguleux et nerveux retranscrit parfaitement l’action ou les sentiments des personnages. Il permet en un coup d’œil de comprendre le titre : le récit sera sombre, brutal, sans concession, et Ivan Isaak naviguera, sans fin, entre les ténèbres et la lumière…

En bref

Priest est une œuvre à part. Avec un graphisme unique, une histoire complexe et tortueuse, Hyung Min-Woo a laissé son bébé dormir pendant de longues années. Pour que la boucle soit bouclée et que la série puisse plus facilement entrer dans le panthéon des bibliothèques d’un maximum de lecteurs, il doit désormais nous en offrir une conclusion digne de ce nom. Mais ne boudons pas notre plaisir : lire Priest est terriblement jouissif !

9
Positif

Le graphisme unique de Hyung Min-Woo

L'atmosphère Far-West/morts-vivants

Ivan Isaak

Negatif

Rien, ce premier volume frôle la perfection !

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