Un point de départ excellent et original, des guerriers déchus, appelé "Mélos" du nom du tatouage bleu qu'ils ont sur le corps, qui se battent à l'arc, chevauchant une moto, qui continuent à se battre contre les monstres (ceux de la mythologie grecque),malgré leur défaite lors de la guerre du 20ème siècle, qui s'est soldé par la victoire des monstres et l'alienation de la société humaine, qui cache en son sein une organisation "la monster union" qui sacrifient des enfants pour le bon plaisir de leurs envahisseurs.
Jusque là on se dit "magnifique" quelle imagination et c'est pas faux. Hélas la série souffre d'une réalisation bâcléé, de redondances, et d'un manque d'approfondissement presque abyssal si vous me permettez ce jeu de mot. L'ambiance est à la fois oppressante, kafkaienne, mais aussi assez bon-enfant par l'humour assez présent et un peu beaucoup ecchi sur les bords, drôle de mélange me direz vous et c'est pour cela que melody of oblivion en rebutera plus d'un. Le chara design est quand à lui plutôt soigné, on oublira la coiffure assez bizarre de Bocca, il y a même quelques personnages vraiment stylés, je pense à Kurofune, Holu et Solo. La musique est enchanteresque, surtout les morceaux au violons....Lorsque l'on voit les épisodes 12-13-14 qui marque l'arc de labyrinthe où nos héros pénètrent dans l'antre du minotaure, on se dit dieu que la série aurait été splendide si elle été resté dans le même ton, du début à la fin, en mettant l'accent sur les monstres. La pluspart des ennemis qu'affrontent Bocca et sa clique ne sont que les agents de la "monster union", à la personnalité bien développée certes mais qui donnent lieu à des "combats anecdotiques" ridicules, (avec réutilisation de séquences, lorsque les héros invoquent leurs mélos), se battant chacun dans un robot géant en forme de cochon, de rat, etc....bref on sent qu'on est dans le second degré, mais lorsque l'on voit la gravité que traîte l'intrigue principale, on se dit que le décalage est trop grand, rajoutons aussi à cela une couche de ecchi bien lourd, mit en place par tous les personnages féminins, et on peut vite avoir une indigestion, je pense surtout aux épisodes 21-22-23, l'arc de l'espace où on atteint le summum du kitch, toute animation japonaise confondue. On se prête malgré tout à continuer d'enchainer les épisodes, tant on espère que la relation entre les deux protagonistes va évoluer pour ne pas en dire plus.
Difficile après cette description de dire que Melody of Oblivion est une bonne série, mais je vous assure c'en est une, où l'on passe de très bon moment, qui ne ressemble à aucune aurtre, elle aurait juste gagné à être plus longue.
En bref
7
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