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Critique de Curse Words #1

par magictoad le ven. 22 mars 2019 Staff

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Quand un méchant devient gentil parce que la vie sur Terre, c'est trop cool.

Le nom de Charles Soule est connu dans le monde des comics, force est de constater qu'il s'est imposé parmi les scénaristes à une vitesse impressionnante car, en définitive, il ne fait partie de ce monde que depuis cinq années. Il est surtout connu pour son travail chez les Big Two (DC et Marvel) où il a scénarisé, d'abord chez DC (Swamp Thing/Red Lanterns) puis chez Marvel où, après être passé par les super slips (She Hulk/ Inhumans). Il passe par le renouveau de l'univers Star Wars (Lando/Poe Dameron) tout en officiant sur l'avocat aveugle (post Waid) Matt Murdoch alias Daredevil (Charles Soule a la particularité d'être, lui aussi, un avocat et, lui aussi, un gentil puisqu'il aide les étrangers à obtenir des papiers, la fameuse « green card »). En même temps, il signe, chez ONI Press, le titre très apprécié, à juste titre, Letter 44.

Celui de Ryan Browne l'est beaucoup moins, d'autant plus que le titre qui l'a révélé chez Image (God Hates Astronauts) est incompréhensiblement absent du marché français.

J'ai eu la chance, l'honneur, de croiser M. Soule (personne fort sympathique et très drôle) et de discuter avec lui de sa méthode de travail, méthode et non façon car l'homme l'ai très, méthodique. Ses journées sont organisées, chronométrées, il consacre un temps donné pour toutes ses activités diverses et variées dont l'écriture de scénarios pour l'industrie des comics n'est juste qu'une partie. Il commence par noter dans un petit carnet toutes les idées qui lui viennent et après il associe, entre elles, celles qu'il souhaite garder puis il confectionne l'intégralité de son récit. Il écrit après le scénario par tranche de six épisodes (cinq épisodes plus un spécial pour ses projets « indé ») qu'il envoie au dessinateur en lui laissant un degré de création assez conséquent car il lui fait tout à fait confiance et que c'est important pour lui que le dessinateur ait les mains libre créativement parlant pour donner corps au récit. Il peut donc ajouter ou enlever toutes parties qu'il souhaite. Il connaît donc la fin de son récit et le nombre d'épisodes à réaliser dès le début de l'écriture du scénario. C'est pour cela que quand il annonce, deux ans après le début de sa série (commencée en janvier 2017), que cette série sera terminée au numéro 25 (fin du quatrième arc donc en comptant l'épisode final en plus, prévue vers la fin de l'été 2019). En fait, il le savait déjà depuis le début et si vous l'aviez rencontré avant cette annonce, il vous l'aurait dit sans plus de difficulté (il m'avez, de même, annoncé le nombre d'épisodes de Letter 44 et de son run sur Daredevil).

Bon, de quoi parle ce récit ? Après une série de SF teinté de politique (Letter 44) voici qu'il s'attaque à la Fantasy en mode détente, un mago (sorcier) extra-terrestre, Wizord de son nom, très puissant et très méchant est envoyé sur Terre par un plus gros méchant tout aussi puissant que lui avec pour mission de préparer son invasion/destruction. Mais, le voilà t'y pas qu'il va pas faire ce qu'on lui demande car il va trouver sur Terre le moyen de mener la belle vie loin de son stressant de supérieur où, avec son pouvoir (sa « bebar »), tout s'offre à lui. Bien sûr, son chef ne va pas rester sans réagir...

C'est drôle, sympa, efficace. Le dessin colle tout à fait au propos (l'humour était bien présent dans God Hates Astronauts) tout comme l'était Alburquerque pour Letter 44, voilà encore une association qui fonctionne à plein régime. Un titre à suivre donc.

En bref

De la bonne Fantasy, avec des gros magots, de l'humour et des cliffs et des claques.

7
Positif

De la Fantasy à la cool.

La seule manière de justifier un look d'hipster

Negatif

Utilisation abusive du koala

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