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Critique de Batman - Black and White #1

par Le Doc le lun. 25 mars 2019 Staff

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Le Chevalier Noir & Blanc

Batman : Black & White est un projet initié par le responsable éditorial Mark Chiarello dans la deuxième moitié des années 90, un hommage à son mentor Archie Goodwin qui avait attiré les plus grands noms sur la revue anthologique Creepy de Warren Publishing. Pour Black & White, collection de courts récits de 7 à 8 pages, Mark Chiarello a rassemblé une liste impressionnante de scénaristes et de dessinateurs qui ont livré leur propre interprétation des aventures de Batman, délivrés des contraintes de la continuité. 

Batman : Black & White a débuté en 1996 sous la forme d'une mini-série en 4 numéros avant de rejoindre les pages de la série Gotham Knights, en complément de la série principale. Ces histoires ont ensuite été rééditées dans les trois autres volumes de Black & White (publiés aux U.S.A. entre 2002 et 2014), accompagnés d'inédits.

Comme toutes les anthologies, le résultat est inégal (tous les auteurs ne sont pas particulièrement à l'aise dans l'art du récit court...certains tombent un peu à plat, comme celui du duo Brian Azzarello et Eduardo Risso), mais Batman : Black & White recèle de nombreuses petites perles. Je n'ai pas tout lu, juste la petite vingtaine au sommaire des deux Semic Books Batman : D'Ombre et de Lumière et il y en a que je relis toujours régulièrement avec plaisir.

Je pense notamment au percutant Devenir Chauve-Souris de Warren Ellis et Jim Lee et son très bon découpage; la souriante histoire de John Byrne qui se déroule dans sa chronologie Generations; l'une des rares incursions de Big John Buscema dans les comics DC; les pages élégantes de José-Luis Garcia-Lopez et Dave Gibbons (avec une idée astucieuse bien adaptée au concept); le cartoony cher à Paul Dini et Ronnie Del Carmen ou encore le grotesque Fat City de Mike McMahon. Et je n'oublie pas l'excellent Peur Nocturne, écrit par Alan Grant, avec les dessins somptueux du grand Enrique Breccia, parfait pour l'expression des phobies générées par le gaz de l'Epouvantail.

Si tout ne fait pas mouche, il y a suffisamment de styles, de variations de tons, d'atmosphères différentes, pour que chacun trouve son compte dans cette exploration en noir et blanc de l'univers batmanien.



 

En bref

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