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Critique de Batman - L'île de Monsieur Mayhew

par Le Doc le mer. 1 mai 2019 Staff

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The Batmen of All Nations !

Dans les années 50, la légende de Batman a touché le monde entier. Le Croisé à la Cape est devenu le modèle de nombreux héros qui se sont inspirés de son exemple pour défendre leurs pays respectifs. Parmi les premiers "Batmen de toutes les nations", il y avait le Gaucho d'Argentine, le Légionnaire d'Italie et le Mousquetaire de France (ah, les fifties). Batman a combattu aux côtés de ces héros (auxquels se sont ajoutés notamment le Paladin et l'Ecuyer, qui viennent d'Angleterre) et en a entraîné d'autres (Bat-Hombre, Wingman).

Les "Batmen of All Nations" se sont ensuite fait appeler "le Club International des Héros", puis juste "Le Club des Héros". Leur mécène était le philanthrope John Mayhew, présenté dans l'album dont il est question ici comme "un casse-cou millionnaire à l'ancienne". La dernière réunion officielle du Club des Héros a eu lieu dans un numéro de World's Finest Comics. Mais ça, c'était avant la Crise des Terres Multiples...

Le Club des Héros est un concept qui ne pouvait qu'intéresser Grant Morrison au cours de sa longue prestation sur les séries Batman entre 2007 et 2013. Le scénariste écossais a réintroduit cette version du Club des Héros dans la continuité moderne pour révéler ce que ces "justiciers de seconde zone" (pour reprendre le terme pas très sympathique employé par Robin) sont devenus au fil du temps. Et on peut dire que la vie n'a pas toujours été un long fleuve tranquille pour ces émules du Chevalier Noir...

L'Île de Monsieur Mayhew est un arc narratif en 3 épisodes (Batman #667 à 669) que Panini a décidé de publier à part de la revue kiosque, directement en librairie dans la collection DC Icons. Si l'histoire fait partie intégrante du run de Grant Morrison (notamment par la première mention de l'organisation criminelle du Gant Noir), la structure du récit fait qu'il peut se suffire à lui-même et ce format album légèrement agrandi par rapport aux dimensions habituelles des comics rend bien justice aux belles planches de J.H. Williams III, superbement découpées, avec un dessin qui s'adapte à tous les styles pour rendre notamment hommage à l'Âge d'Argent des Comics.

Cette nouvelle réunion du Club des Héros, qui doit composer avec les doutes, résignations et rancoeurs de certains de ses membres, se transforme vite en "whodunit" (kilafé ?) après une révélation qui arrive tôt dans le récit. L'atmosphère est sombre, palpable, le suspense est bien ficelé, la caractérisation est excellente et le tout monte bien en puissance jusqu'à un final explosif. Et encore une fois, c'est très, très beau !

 

En bref

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