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Critique de Je suis Dark Vador

par Le Doc le jeu. 7 nov. 2019 Staff

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Le Seigneur Noir des Sith

C'est au tour des personnages de Star Wars de rejoindre la collection d'anthologies de Panini. Et le premier "Je Suis" de la Saga des Etoiles est donc consacré à Dark Vador. Il est tout de même dommage que cette sélection d'épisodes ne se concentre que sur les bandes dessinées récentes. Aux Etats-Unis, Marvel réédite tout, les vieux comics des années 70/80 de la Maison des Idées comme ceux de l'Univers Etendu de Dark Horse. Mais les droits de publication en France sont répartis entre deux éditeurs, ce qui explique peut-être cela. Cette anthologie ne présentera donc que peu d'intérêt pour ceux qui n'ont pas raté un seul numéro des revues et albums Star Wars depuis la relance par Marvel en 2015. Mais pour ceux qui ont suivi ça de loin et ne se sont donc toujours pas laissé tenter par toute la production, le tour d'horizon me semble intéressant.

Le sommaire est bien pensé. On commence par cinq épisodes issus de la deuxième série Dark Vador, par Charles Soule et Giuseppe Camuncoli, qui est en fait une préquelle de la précédente car le numéro 1 débute juste là où le troisième film, La Revanche des Sith, se terminait. Charles Soule a décrit son approche comme un "Dark Vador Année Un", en se concentrant dans un premier temps sur la relation entre l'Empereur et Vador. Une entame nerveuse..mais il a fallu tout de même quelques chapitres pour que le titre trouve sa vitesse de croisière. Le sommaire passe du #1 à l'efficace diptyque des #10 et 11. Charles Soule y joue une "variation sur un thème connu" (les complots contre Vador par des impériaux mécontents de ses méthodes, ça a déjà été fait plusieurs fois) et il le fait bien, avec une tension palpable au sein du pouvoir sur Coruscant. Camuncoli concocte des scènes d'action explosives et dépeint des images fortes (comme la représentation mentale du Seigneur Noir des Sith).

L'épisode 18 et le second annual se penchent sur l'opposition entre Vador et le Grand Moff Tarkin. La chasse à l'homme du #18 va jouer un rôle déterminant sur les rapports entre les deux hommes. Une version de  La Chasse du Comte Zaroff qui fait de Vador une implacable force de la nature. Pour la caractérisation de Tarkin, Soule s'inspire du roman qui a été consacré au personnage immortalisé par le grand Peter Cushing. Tarkin est le narrateur, Vador ne parle pas et il y a un jeu subtil sur les effets sonores, sur les sifflements rauques de son appareil respiratoire pour créer la tension. Et le final en dit long sur celui qui fut le Chevalier Jedi Anakin Skywalker. L'annual est par contre un peu plus inégal. La partie graphique signée Leonard Kirk est solide (avec de bonnes idées visuelles comme la représentation des pensées de Vador, effet bien rendu grâce à la colorisation de Nolan Woodward) et certains aspects de l'histoire sont bien traités. Mais l'ensemble donne parfois l'impression d'être surtout là pour faire le lien entre le comic-book et le long métrage Rogue One : A Star Wars Story sans apporter quelque chose de plus "consistant" (à part ce qu'implique la scène finale). C'est très classique, assez divertissant...sans valoir l'histoire de Soule et Camuncoli...

Le deuxième "bloc" réunit plusieurs chapitres de la série de 2015 par Kieron Gillen et Salvador Larroca. La situation est différente : après l'échec de la destruction de l'Etoile Noire, Vador doit se racheter auprès de l'Empereur. Il est alors contraint de servir sous les ordres du General Tagge, qui profite de la mort de Tarkin afin d'imposer ses idées auprès de Palpatine. Mais Vador a, comme toujours, son propre agenda. Le rythme de l'épisode 1 est un peu plus lent (mais pas lénifiant) pour un récit qui fait déjà la part belle aux secrets en tout genre. On passe ensuite rapidement au crossover Vador : Abattu (seulement les deux premières parties, ce qui fait que la chute est assez abrupte). Mais ce début tourné vers l'action est de qualité. Une impressionnante démonstration de ruse, de ténacité et de puissance de la part de Dark Vador. 

Cette partie est complétée par le  bon premier annual, qui posait les bases d'une intrigue au long cours de Kieron Gillen sur son travail sur Star Wars, la Guerre Shu-Torun, et par l'épreuve mentale de l'épisode 24. Le one-shot Age of Rebellion : Darth Vader de Greg Pak et Ramon Bachs est très anecdotique, prévisible mais tout de même assez agréable à lire. Et on termine par une amusante vignette humoristique signée par Chris Eliopoulos et son style rond et cartoony.


En bref

Et comme tous les "Je Suis..." de Panini, des articles et extraits d'interviews des créateurs complètent le sommaire.

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