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Critique de Defenders - La meilleure défense

par Auray le jeu. 7 nov. 2019 Staff

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La meilleure défense, c'est l'attaque !

La dernière série des Defenders par Bendis s'était terminé brutalement et précipitamment à cause de l'arrivée de celui-ci chez la concurrence. L'équipe était alors inspiré de la série Netflix, soit Luke Cage, Jessica Jones, Iron Fist et Daredevil. Pourtant, la formation originale débutée officiellement en décembre 1971 dans Marvel Feature 1 était tout autre... l'ère Legacy et son retour en force des héros aux débuts historiques de la maison à idées en est la cause.

Chaque chapitre présente ses nouveaux personnages pour le jeune public, puis une ramification avec le dernier épisode. Les anciens s'y retrouveront tout de suite, puisque les origines sont inchangées. Et quelle bonne surprise dès le début quand on voit l'artiste orchestrant sur l'excellent Immortal Hulk, soit Al Ewing (je souhaiterais vraiment une deuxième chance pour son excellent run sur Ultimates) qui s'occupe toujours du scénario. Il est suivi de Simone Di Meo aux graphismes, et il avait bien réusi son coup pour son premier travail chez Marvel avec l'annuel d'Old Man Logan. Bien entendu, cet épisode est à la hauteur de ce que l'on attendait d'eux, un Bruce Banner torturé, un Hulk incroyable, et des graphismes frôlant l'horrifique au service d'une histoire passionnante.

Mais ce n'est pas le seul épisode de qualité puisque étonnamment, celui de Namor n'est pas mal non plus. Il faut dire que la mer dessinée par le Brésilien Carlos Magno est intéressante, car fin dans les détails, l'armure de Namor est mise en valeur et surtout l'histoire de Chip Zdarsky est attrayante ( il a bossé sur le génial Howard The Duck que je conseille encore une fois au passage, ou le récent Peter Parker : The Spectacular Spider-Man). Il rappelle les bons épisodes d'Aquaman avec la mise en avant de l'entente entre les différents peuples de l'eau, ou de la terre, comme le respect de la nature.

A contrario de cette histoire, Docteur Strange se lit très très vite, mais on se régale de cette version âgée très charismatique illustré par Greg Smallwood (Moon Knight). Certains diront :« Encore un copain pour Old Man Logan » ou « rien de nouveau »... j'écrirais que quand c'est bien fait, ne boudons pas notre plaisir. Dois-je préciser pour vous convaincre que c'est Gerry Duggan (Deadpool !) qui travaille sur cette histoire ? Cette partie restera certainement la plus importante pour la suite et se place dans mes préférés.

Enfin, le chapitre présentant celle du Silver Surfer est celle dont j'attendais le plus, mais on retrouve les mêmes défauts qui définissent Jason Latour et son Spider-Gwen, beaucoup de complications dans le récit pour pas grand-chose. C'est bien de vouloir donner de l'ampleur à un récit, mais perdre les lecteurs dans des détails pour en plus une histoire qui rappelle trop le déjà-vu : une énième planète que le Silver Surfer découvre pour le dévoreur des mondes, Galactus. Il souffre trop à mon goût de la comparaison avec les aventures récentes de Dan Slott. Il faut à présent contourner ce sujet si possible, ou aller sur un autre terrain de jeu. J'attends pour ça avec impatience le Silver Surfer Black de Donny Cates prévu en 2020. Pour ne rien arranger, les images effectuées par ce même artiste ne sont pas catastrophiques, mais ne sont pas non plus dans l'excellence.

Malheureusement, le final s'inspire aussi de ce défaut de complexifier l'histoire pour rien, malgré une reprise par les auteurs initiaux cette fois d'Immortal Hulk, soit Al Ewing, mais aussi le dessinateur Joe Bennett (on peut le voir sur de nombreux autres titres comme Amazing Spider-Man ou Thor au hasard). À force de vouloir à tout prix réunir tout le monde et de leur donner un rôle, ça en devient un peu brouillon, comme la scène du monde de la reine Kataw (vu dans le récit de Namor) qui bouge à l'aide d'une bulle d'énergie cosmique, je ne l'aie pas compris tout de suite. De plus, on se demande pourquoi certains personnages n'arrivent que maintenant, comme ces léopards parlants, alors que l'on a déjà très peu de pages au final, pour terminer l'intrigue principale. Mais rien de bien grave à l'horizon, Hulk et Docteur Strange version âgée font le chaud ,et ils le font bien sur des pleines-pages qui les mettent en valeur.

Encore un petit mot sur les couvertures principales de ces récits qui sont fabriquées par le grand Ron Garney (The Savage Sword of Conan), mais aussi bien d'autres talents seront à admirer lors de la galerie composée de ses variantes : l'indémodable Skottie Young, le grand Adi Granov, l'immense Mike Magnola, les éternels John et Sal Buscema ou encore le sympathique Valerio Schiti.

En bref

Un tome agréable présentant la période Legacy des Defenders comme il se doit. Les anciens comme les nouveaux lecteurs auront le plaisir de retrouver Hulk, le Silver Surfer, Namor et surtout ce Docteur Strange, que l'on souhaite, en lisant l'allégorie de fin, qu'il ne restera pas dans les oubliettes de Marvel tant il fut époustouflant.

7
Positif

Les meilleurs auteurs actuels de Marvel participent à ce livre

Hulk et Docteur Strange assurément sortent du lot du début à la fin, que ça soit graphiquement ou scénaristiquement

Negatif

Le récit du Silver Surfer et le dénouement sont complexifiés pour peu au final

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