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Critique de Terminator - Sector War

par magictoad le dim. 1 déc. 2019 Staff

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Le Terminator de Cameron sans Schwarzy ni Sarah Connor, est ce bien raisonnable ?

New York City, 1984, 21H52, débarque un T800 (vous savez un Schwarzenegger en mode robot auto-cuiseur apocalyptique), il a une cible : Sarah Connor, euh non pardon, Lucy Castro. Enfin bon, un cyborg venant du futur pour éliminer une cible, future maman du sauveur des hommes de ce même futur, cela ne vous rappelle rien ? A la différence qu'ici, il n'y a pas d'humain venant dont on ne sait où, ah oui mais si, de ce futur apocalyptique, pour protéger la cible (et se la taper soit dit en passant) mais, ici, cela n'est pas un problème pour elle car c'est un flic ce qui compense un peu le manque d’alliés. Nous voilà donc reparti pour une course poursuite où l’héroïne va essayer d'échapper à un tueur implacable, indestructible, enfin bon vous connaissez la musique quoi. Car que fait Brian Wood, le scénariste, ici ?

Brian Wood, l'auteur à succès de la deuxième période de Vertigo avec des titres comme DMZ ou bien encore Northlanders, qui depuis une dizaines d'années a élu domicile chez Dark Horse où il continuait ses créations propres (The Massive, Rebels) et où il a fini par s'occuper des licences détenues par la maison au cheval ténébreux (Star Wars & Conan dans un premier temps pour les barrots d'honneur de ces licences avant leurs retours chez Marvel, et plus récemment Aliens ou encore Robocop). Se contente t'il de nous rejouer le film de Cameron sans autre effort ? Presque mais pas tout à fait et cela se justifiera, ou pas, en fin de parcours.

Graphiquement, Jeff Stokely (Six-Gun Gorilla, the Spire) nous délivre un travail honnête, qui se maintient tout du long, c'est loin d'être magistrale mais cela n'en reste pas moins efficace bien qu'on l'ait connu plus performant.

Alors, le lecture se justifie t'elle ? A la première lecture : non, tellement l'on est en territoire connu, parcourant à nouveau un chemin déjà usiné. Et pourtant, à y regarder de plus près, il existe, de ci de là, quelques différences avec l'histoire originelle, comme dit plus haut la pauvre Lucy est bien seule face à son assaillant et du coup c'est elle qui va aller à la recherche d'alliés et cela donnera l'originalité la plus marquée du scénario. Étrangement le T800 aura un parcours sans faute où tous ses désirs deviennent réalité sans utilisation de la force. Et enfin, la fin nous dévoile une justification de tout cela qui pourrait l'être si l'on été amené à lire une suite (sans trop compter dessus en définitive). Du coup, on se retrouve à ne trouver aucune justification pour défendre un titre qui ne devrait presque pas avoir vu le jour.

En bref

Quelle drôle d'idée de nous refaire le film sans faire une adaptation. Pour justifier cette démarche il faudra développer l'histoire dans une suite qui reste plus qu'hypothétique. Alors à quoi bon ?

4
Positif

Une bonne licence.

Un bon rythme.

Negatif

Un scénario voulu en copie conforme du premier film.

Un dessin un peu juste.

Un développement futur plus qu'incertain

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