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Critique de Marvel Classic #3

par Le Doc le dim. 5 avril 2020 Staff

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Captain America par Steranko !

Pendant les premières années de sa série (ses aventures en solo ont débuté dans le titre Tales of Suspense qui a été retitré Captain America à partir du #100), Steve Rogers était profondément marqué par un sentiment de solitude dans une Amérique qui n'avait plus rien à voir avec celle qu'il avait quittée. Il était également rongé par le remords de ne pas avoir pu sauver Bucky. Il y a comme un décalage entre ce que représente Cap, son idéalisme et l'évolution de la société américaine, une paranoïa qui ne fera que s'accentuer par la suite (mais je vais un petit peu trop vite en besogne)...

Le tout premier comic-book de Captain America que j'ai lu quand j'étais un chti gars était le #110 (dans la revue anthologique Strange Special Origines). Un épisode qui voyait les débuts sur le titre d'un certain Jim Steranko après son excellent travail sur Nick Fury : Agent of S.H.I.E.L.D. .Comme à son habitude, Steranko n'est pas resté très longtemps sur la série, juste trois épisodes (les 110, 111 et 113)...mais trois mémorables épisodes ! 

Comme je le soulignais plus haut, le scénario de Jim Steranko (dialogué par Stan Lee) poursuit deux sous-intrigues au long cours : les conséquences de la  révélation de la véritable identité de Steve Rogers (par l'intéressé lui-même dans Tales of Suspense #95) et les souvenirs douloureux de la mort de Bucky à la fin de la Guerre. Suite à une altercation avec Hulk (au début du #110), Cap recroise le chemin de Rick Jones, rencontré suite à son retour dans Avengers #4, et ce qui devait arriver arriva : Rick endosse le costume de Bucky, ce que Cap finit par accepter, non sans quelques réticences...

Pendant quelques chapitres, l'équipe est donc en quelque sorte reformée pour affronter les hordes de l'Hydra (tout en réglant le problème de l'identité secrète de Cap). Une histoire classique, qui ne manque pas de rebondissements et qui imprime la rétine par la puissance de ses visuels, de l'ouverture très "film noir" aux débordements surréalistes typiques de Steranko en passant par l'excellent découpage, les trouvailles graphiques, l'action ultra-dynamique et les incroyables splash pages débordantes de détails et d'énergie. Pour laisser le temps à Steranko de souffler, Jack Kirby a été appelé à la rescousse pour illustrer le #112, un fill-in qui est tout de même bien intégré à l'histoire en déroulant à nouveau l'histoire de Cap...mais même si l'efficacité du King Kirby n'est plus à prouver, ce chapitre fait tout de même un peu redite avec le #109 qui était encore une fois consacré aux origines du héros étoilé.

Jim Steranko est donc parti après ces trois épisodes encrés par Joe Sinnott et Tom Palmer...et la page Bucky/Rick a également vite été tournée puisque le jeune homme a ensuite rejoint les pages de la série d'un autre Captain, le Kree Mar-Vell.


En bref

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