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Critique de The big country

par Auray le mer. 26 févr. 2020 Staff

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The Big Boss

Darick Robertson a créé une couverture qui en jette pour ce récit original du monde H1, des Humanoïdes Associées. Le drapeau Texan déchiré mis à part, c'est la tête patibulaire du shérif qui marque les esprits, et peut-être aussi le colt dégainé. Certes, comme nous le montrera plus tard les bonus, ce n'était pas encore un design définitif pour le dernier de la famille Callahan, mais je vous assure qu'il montre bien l'ambiance réelle du titre.

Nous sommes en 1978 au Texas, et on en sait encore trop peu de cet homme qui a tué l'amant de sa femme. Sa fille reste une survivante à cette ambiance macabre, et le shérif est bien décidé à la protéger, tout en éclaircissant à sa façon cette enquête, quitte à rentrer un peu dans le lard de tous ceux qui sont sur son passage, comme son père le faisait auparavant. Mais, ne va-t-il pas oublier lui-même qu'il y a quelqu'un dans son entourage qui peut subir des dégâts collatéraux ?

Ce qui est génial avec le scénario de Quinton Peeples, auteur pour le petit écran de la série Marvel des Fugitifs, c'est qu'en deux ou trois pages, il nous donne du fil à retordre. Toutes les clés ne nous sont pas données tout de suite, c'est qu'à la fin où vous aurez les plus noirs secrets de tout le monde, et on aime nous aussi faire notre Sherlock holmes au fur et à mesure que l'on tourne les pages.

Quant aux dessins, sans parvenir au niveau d'un Sorrentino (Secret Empire chez Marvel), ils parviennent tout de même à nous faire faillir, aidés de plusieurs couleurs chaudes, forcément pertinentes à ce pays. De plus, j'ai trouvé parfois des visages de types très réalistes, comme Sean Phillips (Criminal) sait si bien le faire. Deux styles qui se marient au final assez bien pour ce type de récit.

En conclusion, ce roman graphique assez noir plaira au plus nombreux d'entre vous, par son graphisme tout d'abord, et par son code narratif très travaillé (admirez bien une fois fini les deux dernières pages). Les extraits de journaux issus du livre ont même été traduits pour l'occasion, à découvrir dans les bonus, aux côtés des croquis des personnages, en plus d'une couverture inédite, avec celle extrait de l'album, mais cette fois en crayonné.

En bref

« Les gens ont du mal avec la vérité »

8
Positif

Deux styles graphiques en un

Une affaire qui va devenir personnelle, très personnelle...

Negatif

Il faut aimer ne pas tout comprendre dès le départ

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