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Critique de Nicnevin et la reine de sang

par Le Doc le jeu. 27 févr. 2020 Staff

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Entends mon appel, Cailleach de la tempête, Nicnevin cachée sous terre...

Dans le folklore écossais, Nicnevin est la Reine des Fées. C'est un nom dérivé du gaélique écossais qui peut avoir plusieurs traductions ("fille du divin", "fille du petit saint"...) et que l'on retrouve décliné en différents archétypes dans les mythologies anglo-saxonnes. Dans Nicnevin ete la Reine de Sang, la bande dessinée de Helen Mullane, Matthew Dow Smith et Dom Reardon publiée par les Humanoïdes Associés, Nicnevin est un nom transmis de génération en génération au sein d'une famille qui a toujours été liée à la magie. Mais de nos jours, ces traditions ont été abandonnées....

Nicnevin "Nissy" Oswald est une adolescente ultra-connectée qui vit un séjour à la campagne dans la maison de sa grand-mère maternelle comme une punition. Comme beaucoup de jeunes de son âge (elle a 15 ans), ses relations avec sa mère ne sont pas au beau fixe et les plus petites remarques sont source de conflit. Mais sa présence va réveiller d'étranges forces et sa rencontre avec le beau Reggie, un spécialiste de l'histoire de la région, ne se transformera pas en simple amourette de vacances...

Nicnevin et la Reine de Sang mêle récit initiatique de passage à l'âge adulte (les américains ont un terme pour cela, le "coming-of-age") et folk-horror. Nissy est une ado de notre époque, centrée sur elle-même et son téléphone, pas toujours sympathique et à la recherche de sa place, de son identité. C'est aussi parce qu'elle ne se doute pas qu'au fond d'elle, elle est liée à cette terre et aux secrets qu'elle renferme. La relation de Nissy avec les anciens dieux est suggérée par la scénariste à travers des visions énigmatiques et des péripéties étranges qui nourrissent le mystère qui l'entoure. 

Pour moi, la sauce a tout de même eu du mal à prendre pendant la première moitié de l'album. Il y a des éléments troublants et la partie graphique signée Matthew Dow Smith et Dom Reardon est solide et bien adaptée à cette atmosphère si particulière. Mais le récit souffre de lenteurs qui rendent la lecture un petit peu laborieuse. À partir du troisième chapitre, les choses s'accélèrent, le tout menant à une dernière partie plus intense, aux effets (suspense et gore) mieux maîtrisés, où tout sera révélé à Nicnevin avant une fin assez touchante. L'ensemble est donc inégal, mais l'univers suffisamment intrigant pour en poursuivre l'exploration malgré les longueurs.

 

En bref

L' album se referme sur un cahier graphique de Jock, l'auteur de la couverture.

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