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Critique de Captain America - La Légende Vivante

par Le Doc le mer. 29 avril 2020 Staff

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La Légende Vivante

Entre la fin de la prestation de Jack Kirby (#214) et le début de celle du duo Roger Stern & John Byrne (#247), le scénariste qui a écrit le plus d'épisodes de la série Captain America fut Roger McKenzie avec 15 numéros. Mais fin 1979/début 1980, le titre avait du mal à trouver une stabilité, avec une valse d'histoires qui ont vu se succéder Chris Claremont, Peter B. Gillis, Mike W. Barr, Steven Grant ou encore Paul Kupperberg. Il était temps que Captain America retrouve une direction et c'est Roger Stern, alors responsable éditorial du comic-book, qui la lui a donné. 

Sur Captain America, Roger Stern a travaillé avec un de ses amis, le dessinateur John Byrne dont le super-pouvoir était le don d'ubiquité (j'ai toujours eu l'impression qu'il était partout à Marvel à cette époque). Avec le très bon Joe Rubinstein à l'encrage, Stern et Byrne ont redynamisé les aventures de Steve Rogers le temps de neuf épisodes. Roger Stern avait pourtant des plans pour prolonger sa présence sur le titre, dont une trilogie avec le Crâne Rouge, mais les circonstances (dont des petits problèmes de santé et de deadlines) en ont décidé autrement. Cap n'aura tout de même pas attendu longtemps pour récupérer un scénariste régulier puisque J.M. De Matteis l'a accompagné du #261 au #300, un long run presque entièrement inédit en France.

Dans son premier épisode, le #247, Roger Stern a tenu à rectifier un point qui ne le satisfaisait pas vraiment, les nouvelles origines données à Cap dans le #225 (le frère oublié mort à Pearl Harbor, un ajout pas vraiment convaincant). Il a juste suffi d'expliquer qu'il s'agissait de souvenirs implantés avant une mission avec les Invaders et c'était bon, le premier arc narratif était lancé. Le run de Stern et Byrne est principalement composé de 3 arcs : une trilogie avec Machinesmith, un nouvel ennemi; un récit en deux parties avec Batroc et Mr Hyde, palpitant piège mortel pour le héros étoilé et une ambiance un peu plus horrifique pour l'histoire avec le Baron Blood, qui rend hommage au passé de Cap avec les Envahisseurs. L'ensemble est très bien ficelé, bourré d'action et de rebondissements, sans oublier de développer la vie privée de Steve Rogers, devenu dessinateur freelance, avec un casting secondaire plus étoffé (c'est dans ces épisodes qu'apparaît pour la première fois la jolie Bernadette Rosenthal). Et cela va sans dire, John Byrne était au top à la partie graphique.

Le #250, numéro anniversaire, a repris une idée qui avait été suggérée par Roger McKenzie pendant son passage sur le bouquin avant d'être rejetée par Stern lui-même alors qu'il était responsable éditorial : et si Captain America se portait candidat pour la Présidentielle ? McKenzie voulait que Cap gagne l'élection, ce qui aurait profondément bouleversé l'univers Marvel (d'où la réponse négative de l'équipe éditoriale). La version de Stern est plus intéressante (les responsables du Parti du Peuple veulent Cap pour candidat et lui forcent la main pour qu'il accepte) et très Frank Capra dans l'esprit, ce qui donne une jolie analyse du personnage et des raisons pour lesquelles il ne peut se lancer dans la course à la présidence.

Pour leur dernier épisode, qui coïncidait avec le 40ème anniversaire de Captain America, Roger Stern et John Byrne ont raconté ce qui était pour eux la version définitive des origines de Steve Rogers. Du solide, comme à leur habitude, et très efficacement emballé...mais pas le meilleur chapitre de leur collaboration. Il faut dire qu'en ce temps-là, les premières années de Cap étaient très souvent réactualisées, ce qui rendait cette initiative tout de même assez répétitive. 


En bref

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