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Critique de Marvel Classic #5

par Le Doc le dim. 29 mars 2020 Staff

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Des héros de cinéma !

Après une période où de nombreux scénaristes se sont succédé sur le titre, Captain America retrouve un auteur sur le long terme en 1981 en la personne de J.M. De Matteis qui restera sur la série du #261 au #300. De Matteis était alors ce qu'on pourrait appeler un nouveau venu. Il a débuté chez DC en 1978 alors qu'il était âgé de 25 ans avant de passer rapidement du côté de la Maison des Idées où il s'occupe de la série des Defenders dès la fin de l'année 1980. Peu après son arrivée, Jim Shooter lui confie un projet pas très enthousiasmant, un comics qui servirait de dérivé (un tie-in comme disent les américains) au deuxième téléfilm Captain America. De Matteis, qui n'avait pas vraiment gardé un bon souvenir de la première aventure télévisuelle de Cap, imagine alors une histoire qui réunissait le héros étoilé, son vieil ennemi Crâne Rouge et Reb Brown, l'acteur des téléfilms.

Cette idée a finalement été abandonnée et J.M. De Matteis a retravaillé sa proposition pour en faire l'arc introductif de sa prestation, une saga en 3 parties qui voit Captain America accepter la proposition d'un producteur  de se rendre à Hollywood pour participer à la promo d'un film sur sa vie. Mais le Vengeur a une autre raison pour ce voyage : un nouveau héros est apparu à Los Angeles et celui-ci a repris l'avatar de Nomad, brièvement employé par Steve Rogers lorsqu'il avait abandonné l'identité de Cap.

Nomad n'est pas le seul personnage qui fait son "retour" (si on peut dire) dans cette sympathique trilogie qui débute de manière un chouïa incongrue (ce n'est pas souvent que l'on voit Cap et le Faucon prendre une cuite) avant une suite qui enchaîne les péripéties en rameutant de vieux ennemis (dont l'étrange Ameridroïd) tout en jouant avec le côté artificiel de l'usine à rêves qu'il incorpore au grand plan d'ensemble de l'"éminence grise" de l'intrigue. Et pour la petite histoire, J.M. DeMatteis s'est amusé à nommer l'un des personnages de cette histoire (l'enthousiaste Wally Lombego) d'après un pseudo pour un épisode de Star Wars qu'il avait écrit quelques mois auparavant.

American Dreamers (#264), l'épisode le plus intéressant au sommaire de ce Marvel Classic, traite de réalité altérée en confrontant Cap à une version plus conservatrice de l'Amérique. C'est bien écrit et riche thématiquement...et si je n'ai pas encore tout lu (le run de J.M. DeMatteis est, à part ces quelques épisodes, toujours inédit en V.F.), je sais que cette histoire a connu une suite à l'occasion d'un crossover avec les Defenders publié en son temps dans StrangeJ.M. DeMatteis a ensuite fait une courte pause car les #265 et 266 sont écrits par David Anthony Kraft pour un team-up aussi classique qu'efficace avec Spider-Man et Nick Fury. 

Graphiquement, je déplore l'encrage collectif du Quickdraw Studios (il y a du monde là-dedans, j'ai même reconnu du Vince Colletta ce qui est rarement une bonne chose) qui ne rend pas justice aux dessins de Mike Zeck, mais ça s'arrange sur les deux derniers numéros avec l'arrivée de John Beatty, l'encreur principal du dessinateur sur l'ensemble de son travail sur la série.

En bref

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