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Critique de Captain America - The Bloodstone Hunt

par Le Doc le jeu. 2 avril 2020 Staff

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Les Aventuriers de la Gemme Perdue

De nos jours, les comics bimensuels sont monnaie courante. Plusieurs séries sont même exclusivement publiées sur ce rythme. Dans les années 80/90, c'était plus exceptionnel et souvent réservé à des sagas en 6 épisodes qui sortaient à raison de 2 épisodes par mois. Pour Captain America, l'arc bimensuel de l'année 1989 était The Bloodstone Hunt.

The Bloodstone Hunt a été publié dans les pages de Captain America #357 à 362 (et le TPB propose aussi les #363 et 364 qui en constituent la suite). Le scénariste est Mark Gruenwald, aux commandes du titre depuis le #307, et le dessinateur Kieron Dwyer, présent sur la série du #338 au #367. Epaulé par Danny Bulanadi à l'encrage (pour un résultat nettement plus inspiré que Tony DeZuniga sur le #339), Kieron Dwyer livre de très belles planches. J'aime ses silhouettes, ses visages, les décors détaillés, le dynamisme des scènes d'action...le bonhomme est aussi à l'aise dans l'aspect super-héros de la série que dans la création d'ambiances qui rappelle les vieux serials.

Car The Bloodstone Hunt, c'est Cap à la sauce Indiana Jones, ces aventures où les héros se retrouvent dans des décors exotiques bourrés de pièges en tout genre, en échappant in-extremis à la mort juste à temps pour le chapitre suivant. Avec l'aide de sa nouvelle alliée la super-vilaine repentie Diamondback (amoureuse du vengeur étoilé en secret), Captain America doit empêcher le Baron Zemo de mettre la main sur la pierre de sang de Ulysse Bloodstone, un artefact aux grands pouvoirs dont les morceaux ont été éparpillés à travers le monde. Je ne suis pas très fan de la caractérisation de Zemo dans cette histoire (disons qu'il n'avait pas encore résolu son complexe paternel....il sera plus intéressant la décennie suivante dans les Thunderbolts) mais la dynamique entre les mercenaires à son service (Batroc, Zaran, Machete) est assez savoureuse et certaines situations jouent bien de la relation de respect entre le français Batroc (en V.O., le rendu de son accent est irrésistible) et Cap.

Mark Gruenwald étoffait régulièrement la distribution du comic-book, avec dans ces épisodes l'arrivée de John Jameson dans l'équipe de Cap en tant que pilote. L'idylle entre Rachel Leighton/Diamondback et Steve Rogers  est construite progressivement (le jeu de séduction entre les deux est amusant, Cap ne se rendant pas compte au début de l'intérêt que lui porte la jeune femme) et le scénariste préparait également ses futures intrigues avec la première apparition de celui qui allait devenir l'un des ennemis réguliers du héros, Crossbones, dont le célèbre patron est révélé dans les dernières pages. 

Bref, une aventure divertissante, joliment dessinée et pleine de rebondissements !

 

En bref

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