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Critique de Captain America #372

par Le Doc le sam. 4 avril 2020 Staff

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Les Rues du Poison

La nuit est belle et Captain America en profite pour essayer son nouvel aéro-cycle. Et parce que les patrouilles c'est mieux à deux, le vengeur étoilé se dirige vers l'appartement de sa copine Diamondback pour lui proposer une balade. Là, il tombe sur Boomslang, un membre de la Société du Serpent, qui surveille l'immeuble. Boomslang prend peur, se sauve et parce que le bonhomme n'a vraiment pas de pot, il se fait descendre dans une ruelle par un gang. Face à un Cap en colère, ces dealers n'ont aucune chance. Après avoir déposé Boomslang à l'hôpital, Cap retourne au QG des Vengeurs et découvre que Fabian Stankowicz, ancien super-vilain de dixième zone devenu employé des Vengeurs, se comporte d'une étrange façon. Fabian lui confie qu'il s'est mis  à prendre de la drogue pour tenir le coup face aux exigences de son boulot et la pression de mériter la confiance des Vengeurs. Cap le convainc de chercher de l'aide car les Vengeurs ne peuvent tolérer l'usage de drogue dans leurs rangs. Fabian accepte mais il ne peut s'empêcher de lui lancer une petite pique en comparant le sérum du super-soldat à une drogue....

C'est ainsi que débute Les Rues du Poison, l'arc narratif bimensuel de l'année 1990 de la série Captain America. Cette histoire a été publiée en France par Semic dans les pages de Titans (dans un découpage assez laborieux), un retour en V.F. très bref puisque l'éditeur n'a pas été plus loin pour enchaîner avec la série Warlock and the Infinity Watch. Le choix était bon puisque Les Rues du Poison fait partie de ces récits faciles d'accès  qui ne nécessitent pas d'avoir lu les 70 épisodes précédents par Gruenwald pour piger ce qui se passe. 

Mais pour moi, l'intrigue est basée sur une comparaison sérum du super-soldat/drogue dure qui n'est pas vraiment convaincante. Je vois le point de vue de Mark Gruenwald, ce qu'il voulait dire par là, sa sincérité sur le sujet, mais ça ne tient pas...et pourtant la lecture reste très divertissante. À un moment de l'histoire, Cap est accidentellement exposé à une forte quantité d'Ice (la drogue en question) qui, mêlée au sérum dans son sang, le fait agir de manière complètement irrationnelle. Voir Cap complètement péter les plombs, devenir un gros parano et s'en prendre à ses camarades donne au titre une ambiance différente et Gru et le dessinateur Ron Lim ont concocté de très bonnes scènes d'action, la dernière étant un combat de catch aussi absurde qu'amusant entre le Caïd et le Crâne Rouge.

Mais encore une fois, présenter le sérum du super-soldat comme une drogue dure ne fonctionne pas. Pour soigner Cap, Henry Pym lui fait une transfusion de sang complète, ce qui le purge à la fois de la drogue et du sérum. Pym lui explique qu'il a filtré son sang et qu'il peut lui rendre le sérum, mais Cap refuse, finissant le récit sur un équivalent du "Just say no". Mouais..même Gruenwald s'est rendu compte que ce n'était pas une très bonne idée, le sérum faisant son retour (pas lu, mais je crois que c'était une régénération) à peine quelques épisodes plus tard...

En bref

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