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Critique de Criminal Hors-série - Sale Week-End

par Auray le dim. 12 avril 2020 Staff

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Des nouvelles d'Ed Brubaker et Sean Phillips

« Sale week-end », je pense que l'on n'en est même pas là avec le confinement, les jours se suivent et se ressemblent. Mais rien n'empêche de jouer le jeu, et de lire cette nouvelle du scénariste, Ed Brubaker, et du dessinateur, Sean Phillips, un samedi, comme un dimanche. À l'instar de « mes héros ont toujours été des junkies », les couleurs sont mises en abyme par Jacob Phillips.

On prend les mêmes qualités que le premier opus, soit une prise en main agréable lorsque l'on tourne les pages, et, c'est toujours le fameux travail des imprimeries Pollina, à Luçon, en France. En tout cas, ne vous fiez évidemment pas à la couverture rose, mais plutôt au visage patibulaire de l'auteur de comics, Hal Crane, très fidèle à ceux que l'on a pu voir dans le monde de la série Criminal (par les mêmes artistes). Par ailleurs, on pourrait facilement lire ce livre entre le tome 1 et le 2. Une excuse pour tout relire cette série mythique pendant cette période un peu trouble ?

Hal Crane est désagréable au possible, il a vécu, trop ? Sa carrière fut bien remplie à une époque, mais il en est tout autre à présent en 1997, on pourrait presque le qualifier d'has-been. Son assistant fait office de voix-off, on y lit son point de vue, mais sans jamais oublier celui de son ancien patron. Le monde des comics américains y est décrit sans fard, on se sert dans sa grande histoire, pour décrire un être des plus sceptiques et cyniques. Bref, il a bien sa place dans le monde de Criminal. Finira-t-on lors de cette tourmente infernale par un nouveau meurtre ? On se le demande de façon légitime à un moment donné.

Encore une fois, on n'oublie pas pour autant l'univers d'origine, en plus de son ambiance, avec l'invitation d'une de ses personnalités, mais c'est presque d'une manière anecdotique. Non, ce qui vous marquera, ce sont toutes les références utilisées aux comics, et ceux de façon pertinente et fluide, pour en faire un polar de référence, où tout le marché souterrain à cette industrie y est décrit de manière des plus romanesques... (les séances interminables de dédicaces, les achats d'originaux, les fameux cosplays et bien d'autres encore...)

En bref

« Les jours les plus heureux de toute ma vie sont ceux que j'ai passés seul avec mes livres et mes comics. C'étaient eux mes vrais amis... »

8
Positif

Un nouveau comic d'Ed Brubaker et de Sean Phillips

Les couleurs toujours incroyables de Jacob Phillips

La qualité d'impression

Une critique acerbe, mais pas gratuite, de l'industrie des comics américains

Des personnages vraisemblables vite détestés ou aimés, qui ne vous laisseront pas de marbre

Negatif

Mon insatisfaction quant à ne pas avoir une interview de M.Brubaker à la fin, sur ce qui lui a pu lui arriver personnellement, car une part de vécu peut s'être glissé entre ces lignes.

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