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Critique de Captain America #1

par Le Doc le ven. 15 mai 2020 Staff

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Le Retour de la Légende

Après avoir passé un an dans un "univers de poche" géré par Jim Lee et Rob Liefeld, les Vengeurs et les 4 Fantastiques sont rentrés à la maison à l'occasion de l'initiative Heroes Return. À l'époque (fin 1997/début 1998), j'étais dans une phase V.O. et j'ai zappé la mini-série Heroes Reborn : The Return (je ne l'ai d'ailleurs jamais lue et je n'en ai jamais eu envie) pour aller droit à l'essentiel et attaquer les relances de Captain America, Iron Man, Avengers et Fantastic Four.  Des nouveaux départs un chouïa inégaux (j'ai par exemple regretté qu'Alan Davis n'ait dessiné que trois épisodes des F.F.) mais qui ne manquent pas de choses très intéressantes, notamment chez Cap et les Avengers.

Pour le volume 3 de Captain America, Marvel a rappelé l'équipe qui était à la barre juste avant le deal avec les Image Boys, le scénariste Mark Waid et le dessinateur Ron Garney. Et la direction prise par le duo donne lieu à un numéro double riche, très bien caractérisé et bourré d'action...bref, un modèle d'"Episode 1", le genre qui donne envie de revenir chaque mois pour lire les aventures du héros et suivre ce que les auteurs ont en tête.

Pour l'univers Marvel et les lecteurs, il s'est passé un an mais pour Cap et ses camarades, c'est plus flou car comme le soulignent les pensées du personnage, le dernier souvenir du vengeur étoilé est celui de la bataille contre Onslaught. Captain America réapparaît au Japon, un étranger en terre étrangère qui ne perd pas de temps pour se lancer à nouveau dans l'action. Mais sa situation l'intrigue, autant que le comportement des gens quand ils le voient. Malgré la barrière de la langue, il découvre que pendant son absence, il est devenu plus qu'un homme, il est devenu une icone...et la sortie d'un film qui lui est consacré a déclenché une véritable "Capmania" dans le monde entier. 

Bien évidemment, Cap ne se reconnaît pas dans cette folie marketing qui a pris d'assaut le Japon et son adversaire, un terroriste qui rejette cette occidentalisation et qui travaille pour un personnage bien connu des séries mutants, incarne l'expression de ce thème. Pour Steve Rogers, Captain America doit être un symbole du peuple, pas pour le peuple, il fait ce qui doit être fait par pur altruisme ce qui ne correspond pas à cette adoration et ses aspects les plus consuméristes. C'est un sujet passionnant, bien traité dans ce premier numéro  qui pose très efficacement les bases de ce début de second run pour Mark Waid. L'action est explosive (les dernières pages sont palpitantes) et l'ensemble est impeccablement dessiné par un Ron Garney inspiré. Vraiment un excellent démarrage pour l'ère Heroes Return

En bref

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