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Critique de Green Arrow - The Longbow Hunters

par Blackiruah le ven. 17 juil. 2020 Staff

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Killer instinct

Initié comme un ersatz de Robin des bois moderne, Green Arrow fait partie de ces héros qui ont réussi à s’imposer aujourd’hui comme un héros mainstream grâce à la série TV “Arrow”. Pourtant il partait de loin avec un premier design kitsch, le personnage a su évoluer avec le temps pour devenir cet anti héros si apprécié. Un jalon très important (si ce n’est le plus important) pour le personnage fut l’arrivée de Mike Grell sur la franchise qui a su lui redonner de la superbe dès son premier récit : “the longbow hunters”.

Parti à Seattle, suite à son long voyage avec Green Lantern, Oliver retrouve sa douce Black Canary où ils vivent leur romance passionnée. Mais leur idylle ne va pas durer longtemps, car l’héroïne va être gravement agressée lors d’une enquête. Conséquence : Green Arrow ne va pas laisser les coupables s’en tirer indemne et va vouloir venger sa compagne. Problème : l’organisation en question se retrouve aussi ciblée par une autre archère meurtrière qui va poser des soucis à Oliver.

“The longbow hunters” est une mini-série scénarisée et dessinée par Mike Grell qui s’avère être les bases de son long run sur la franchise qui dura de 1987 à 1993. Scénaristiquement parlant, le récit s’avère très classique : c’est un polar thriller sanglant simple et efficace. C’est plutôt par le ton que ce dernier détonne. Pour un récit de 1987, il reste très moderne par son caractère très cru et un graphisme léché.

Tout d’abord, le ton, Mike Grell ramène le héros à ses instincts de chasseur, le confrontant à une autre chasseuse sanguinaire au méthode bien plus expéditive. Les actes et événements sont sanglants voire traumatisants pour certains personnages rendant ce récit étonnant et terriblement moderne sur certains points. Car l’auteur apporte aussi une attention particulière aux personnages en leur donnant, à chacun, un background particulier justifiant leurs caractérisations et donc leurs actes.

Graphiquement, c’est aussi remarquablement dessiné, dans un style réaliste avec des découpages de pages dynamiques et même parfois cinématiques. La colorisation via la peinture de Julia Lacquemont apporte aussi du cachet à l’oeuvre et ce côté intemporel. Au passage, le choix de la capuche donne un vrai côté chasseur dans l’ombre à Green Arrow : un vrai coup de génie pour le cou (surtout comparé au chapeau Robin des bois).

Bref, ce récit n’a pas subi l’érosion du temps et malgré le caractère classique de la trame scénaristique, il se lit d’une traite grâce à une confrontation palpitante et une plongée dans la cruauté de l’humanité.

En bref

“The Longbow Hunters” fait partie de ces récits historiques qui ont fait basculer la vie d’une icône du bon côté de la barrière. Pas uniquement stylistique car c’est bien ici qu’Oliver se voit affublé de son style “capuche” mais aussi dans le ton où Mike Grell installe solidement la franchise dans un style plus cru et violent à travers des polar/thrillers bien sentis. Voilà donc une histoire intemporelle que je conseille à tous fans du personnage mais aussi aux amateurs de thrillers. Maintenant, espérons qu’Urban publie la suite de ce run important !

7
Positif

Un thriller efficace

Les dessins toujours aussi beaux encore aujourd’hui

quelle belle cagoule !

Negatif

Une trame classique de nos jours

Il serait dommage qu’Urban en reste là

Pourquoi numéroter ce volume….

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