7

Critique de Punisher - Soviet

par ScoobyDam le jeu. 19 nov. 2020 Staff

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Récit de guerre déguisé

Très amateur du Punisher, c’est un plaisir de découvrir une nouveauté sur le personnage. Aujourd’hui, on parle de Punisher Soviet, dernière intervention en date de Garth Ennis sur le personnage. Ne vous attendez pas à un Frank d’Ennis comme dans ses aventures Max ; par contre, si vous avez apprécié La section (Platoon), vous aimerez sûrement ce nouvel opus.
Très amateur du Punisher, c’est un plaisir de découvrir une nouveauté sur le personnage. Aujourd’hui, on parle de Punisher Soviet, dernière intervention en date de Garth Ennis sur le personnage. Ne vous attendez pas à un Frank d’Ennis comme dans ses aventures Max ; par contre, si vous avez apprécié La section (Platoon), vous aimerez sûrement ce nouvel opus.

Bref résumé:
Accusé par la pègre de meurtres (ou plutôt massacres) qu’il n’a pas perpétré, Frank Castle se met à la recherche du mystérieux camarade justicier, puis s’embarque dans une mission dans laquelle il pourra mettre en pratique son génie tactique.

Comme je vous le disais plus haut, ne vous attendez pas au Frank des grands jours Max. On a ici un récit plutôt mélancolique (même si assez violent graphiquement), plus dans le ton de La section avec un récit de guerre déguisé en aventure du Punisher. C’est un exercice dans lequel excelle Garth Ennis. J’ai bien aimé comment ces souvenirs traumatisants sont amenés et racontés ; ce que j’ai moins apprécié en réalité, ce sont les enchaînements de la mission dont les twists sont très attendus.

Un autre avantage est que le récit de guerre auquel on a le droit ici n’est pas une énième version de la jeunesse de Frank mais celle d’un tout nouveau personnage auquel on s’attache assez rapidement.

Graphiquement j’ai trouvé ça plutôt sympa, sans plus, mais je n’ai jamais apprécié plus que ça le trait de Jacen Burrows. Même si certaines planches valent le détour, l’ambiance graphique n’a rien d’extraordinaire.

Au niveau colorisation, c’est un joli travail d’ombres. Malgré le fait que la plupart des scènes se passent dans la nuit, on a un petit travail de la lumière qui participe plutôt bien à nous projeter dans l’action. Les scènes de souvenirs dans le désert sont dans des tons sépias très adaptés.

Pour l’édition, on est sur un album de la collection 100% Marvel de chez Panini. Les matériaux sont plutôt qualitatifs, l’album n’est pas trop lourd et la lecture est agréable grâce au papier ni trop brillant, ni trop mat. En fin d’album, on a une petite galerie de couvertures, très succincte. J’aurais par contre apprécié, sur ce personnage surtout, un cahier de recherches pour voir le processus créatif de Burrows quant à son interprétation du Punisher et surtout pour la création de ce nouveau personnage.

Un point positif pour cette édition VF : je possède également la VO et je trouve que la traduction est plutôt fidèle et conserve bien le ton voulu.

En bref

Un joli récit de guerre, plutôt mélancolique malgré une violence graphique (mais en même temps, c’est la guerre). Garth Ennis nous livre un nouveau one shot, sur le personnage qu’il a réinventé, qui se laisse lire très facilement mais ne révolutionne pas la série. Le trait de Jacen Burrows n’a rien d’extraordinaire mais fait plutôt bien le boulot avec son interprétation du personnage.

7
Positif

Récit de guerre comme Ennis sait si bien les faire

La couverture

Negatif

Les twists plutôt attendus

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