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Critique de Dragman

par ginevra le lun. 21 déc. 2020 Staff

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Un superhéros atypique.

Que voilà un superhéros inhabituel ! Dragman a besoin de s'habiller en femme pour que ses super pouvoirs s'activent : il peut voler et sa robe à sequins le protège des projectiles. Dans cette ville de Londres décalée, les superhéros agissent au vu et au su de tous. Ils ont un club privé où se réunir. August Crimp, vrai nom de Dragman, a arrêté d'utiliser ses pouvoirs pour 2 raisons : il a été viré du club et interdit d'agir puisque superhéros non officiel et il s'est marié avec une femme qui panique dès qu'elle voit un super héros. Les gens vendent leurs âmes pour obtenir de l'argent, mais après plus rien ne les intéresse. Un tueur s'attaque à des travestis et vole leurs âmes. Il est temps pour Dragman de revenir veiller sur la ville !

C'est un bien curieux livre qu'a réalisé Steven Appleby qui se présente aux lecteurs en fin d'album dans une postface où il rappelle le contexte des années 1970 (celles de son adolescence) à une époque où la transsexualité était inconnue et où le travestisme était considéré comme une déviation sexuelle. Il explique son œuvre par son envie de se vêtir en femme qui, petit à petit, est moins stigmatisée qu'autrefois et qu'il s'habille en femme en permanence maintenant.

Je n'ai pas vraiment accroché aux graphismes et l'histoire est plutôt compliquée à suivre avec les parties en textes pur évoquant des superhéro.ïne.s disparu.e.s. En plus, en tant que femme, je conteste totalement la dénomination "s'habiller en femme" qui devrait être plutôt "s'habiller en robe et se maquiller". Je suis une femme qui met des pantalons ou pulls ou tee-shirts… parfois achetés dans les rayons masculins des magasins pour plus de confort, mais qui porte des robes ou tuniques… articles pris dans les rayons féminins des magasins.

Les souffrances des transsexuel.le.s, qui sont coincé.e.s dans des corps qui ne correspondent pas à leurs esprits, sont maintenant mieux connues. Même si le premier mouvement quand on en croise un.e est soit un recul, soit un sourire, la société ne les considère plus comme des malades à soigner. Mais je ne suis pas sûre qu'un album comme celui-ci aide à l'acceptation totale de la transsexualité.

En bref

Cet album présentant un superhéros transsexuel dans un Londres décalé a sans doute été une sorte de thérapie pour Steven Appleby. C'est une curiosité qui mérite un coup d'œil en laissant ses préjugés de côté.

6
Positif

sujet étonnant

Negatif

graphismes particuliers

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