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Critique de Furtif

par Auray le dim. 13 juin 2021 Staff

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La fin d'un super-héros

Après l'annonce toute récente de l'autorisation pour une nouvelle étude par le régulateur américain d'un nouveau traitement contre la maladie d'Alzheimer, un espoir est presque permis pour ralentir la dégénérescence cognitive de ses patients. Pourquoi j'en reparle aujourd'hui ? Tout simplement parce « Furtif » est un super-héros touché par ces symptômes. Et, il faut mettre en valeur une autre particularité, il s'agit d'un noir américain de Detroit. Qui sent déjà la bonne ambiance d'une série Dc Comics comme Black Lightning ?

Cette histoire en un seul volume a été co-crée par Robert Kirkman et Marc Silvestri. On nous dit que le papa d'Invincible a certainement légué la mise en valeur de la relation père-fils, qui reste ici une de ses thématiques de prédilection. Effectivement, le fiston est un reporter au doux nom de Tony Barber, il découvre rapidement que son père n'est pas qu'un ancien flic à la retraite, mais bien un véritable héros combattant le mal depuis des années.

Mais, il faut avouer, j'ai plus apprécié le vilain. Même s'il est inspiré de Double-face physiquement, il n'est pas banal. Son pouvoir par le biais de la main n'est pas si facile à mettre en pratique, et pourtant, il le fait avec malice et intelligence. Tous ses dialogues restent savoureux également.

Même si on se doute, c'est Furtif qui va permettre au lecteur de se poser le plus de questions. Quelles sont ses origines ? Quelles relations entretient-il avec son ennemi de toujours ? Et son fils ? Et surtout que voit-il vraiment ?

Il faut saluer le travail de Nate Bellegarde (Brit auprès de Kirkman justement) qui a su capter graphiquement l'illusion que peut donner ceux atteints de la fameuse maladie chronique. Il faut prendre les deux cases où le père pense avoir mis son blouson. Juste après, on voit qu'en fait c'est celui de son fils. Même position de corps, le regard figé, pas de véritable réaction, juste un texte de Mike Costa (Transformers et G.I. Joe) qui nous incite à observer la scène. Plusieurs exemples sont de ce type et de façon très réussi. Je dirais même que c'est l'originalité de ce bouquin.

Sinon, le dessin en général est agréable, sans crever l'écran, il permet de passer un bon moment fort bien réalisé, à la manière de scènes découpées très cinématographiques. Il faut noter que les couleurs de Tamra Bonvillain sont pertinentes à chaque fois.

Vous l'avez compris, Furtif est un petit album qui va vous faire passer un moment agréable cet été. J'ai vite tourné les pages de cette histoire passionnante qui donne un aperçu différent de ce que l'on peut faire avec un super-héros sur le déclin. La fin donne également une autre dimension au récit au final, après notre lecture, mais ce n'est pas si grave. On espère juste que le livre ne passera pas furtivement en librairie grâce à ces lignes qui essayent de le mettre en valeur.

En bref

«Detroit n'a que faire des gens qui tentent de la sauver.»

7
Positif

Un autre parcours pour un ancien super-héros à la retraite

Le vilain est marrant... ou pas !

Le fiston mène l'enquête et le lecteur avec

Des dessins classes et bien pensés

Les couleurs sont parfaites

On parle un peu de la maladie d'Alzheimer, et surtout, on le fait vivre en le montrant

Negatif

La fin nous fait voir les choses autrement

Le physique du méchant est peu inspiré

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