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Critique de American Ronin #1

par Le Doc le ven. 23 juil. 2021 Staff

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Pour comprendre le tueur, je dois devenir le tueur...

Dans le Japon médiéval, le terme "ronin" désignait un samouraï sans maître, un guerrier exclu d'une société très hiérarchisée suite à la mort de son seigneur ou d'une honte personnelle, comme la désertion ou la défaite au combat. Si j'en crois Wikipedia,  "Ronin" signifie littéralement "homme vague" ou "homme prison" et c'est une définition qui colle bien au personnage principal de American Ronin, nouvelle mini-série du catalogue AWA publiée en V.F. ce mois-ci par Panini.

Le scénariste Peter Milligan (Enigma, X-Statix...) situe son récit dans un futur dominé par de toutes puissantes multinationales dont les intérêts sont défendus par des agents formés dès leur jeunesse et modifiés par des implants technologiques. Jusque là rien de nouveau, cette description d'une vision dystopique du monde repose sur des recettes éprouvées et la galerie de protagonistes n'échappe pas aux figures imposées du genre (et il y a quelques jolis clichés qui se baladent ici).

S'il n'est pas vraiment surprenant, le titre se distingue surtout par la personnalité du fameux "Ronin Américain" et l'utilisation de ses capacités dans sa lutte pour renverser l'organisation qui a fait de lui ce qu'il est. Ses facultés empathiques lui permettent de partager la vie de ses proies, de se mettre à leur place, de ressentir ce qu'elles ressentent pour mieux les manipuler. Ce qui n'est pas sans répercussions sur son bien-être, un aspect particulier bien rendu par l'auteur.

 Au fil de l'histoire, Peter Milligan installe un duel à distance (avant l'obligatoire affrontement final)  entre le Ronin et un autre agent de l'organisation, Incubus, qui s'infiltre dans l'esprit de ses victimes par le biais de leurs cauchemars, ce qui ajoute une touche horrifique à l'ensemble. Le suspense est plutôt bien ficelé et l'action est prenante, en grande partie grâce à l'excellente partie graphique signée par l'espagnol ACO (Nick Fury). Dès les premières pages, le sens du détail, le découpage précis et énergique du dessinateur qui ne manque pas d'idées intéressantes tout au long des cinq numéros, font partie des éléments les plus percutants de la narration.


En bref

Des couvertures variantes et la biographie des auteurs sont à retrouver en fin de volume.

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