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Critique de Suicide Squad - The worst of

par Le Doc le lun. 2 août 2021 Staff

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C'est un sale boulot, mais...

Depuis quelques années, les éditeurs multiplient les anthologies accompagnant la sortie des adaptations de comic-books sur grand écran. Pour la Suicide Squad de James Gunn, Urban Comics a opté pour un sommaire qui passe en revue quasiment chaque membre de la distribution du long métrage...quasiment car on ne trouve pas le TDK joué par Nathan Fillion (une création originale qui partage tout de même des points communs avec un personnage obscur apparu dans la Légion des Super-Héros).

La première partie de l'album compile sept histoires dans un chapitre intitulé "Les Vétérans"...entendez par là les membres de l'équipe déjà présents dans le film de David Ayer sorti en 2016. Première Mission est un montage de plusieurs pages de la mini-série Legends de Len Wein et John Byrne dans laquelle la version moderne de la Suicide Squad est rassemblée pour une première mission imposs...heu, suicide. Je n'aime pas trop ce genre de patchwork d'ordinaire, mais la lecture reste fluide. On passe ensuite à la première apparition de Rick Flag et les débuts de la précédente incarnation de l'Escadron Suicide dans l'inédit The Brave & The Bold #25 par Robert Kanigher et Ross Andru. Pas de super-pouvoirs ici mais des gens...un militaire (Flag, pour ceux qui ne suivent pas), des scientifiques, une infirmière (collectionnant à elle seule tous les clichés des héroïnes féminines de l'époque)...qui sont passés par des événements traumatiques et qui sont prêt à tout sacrifier pour aider les autres. La menace est interchangeable (j'ai l'impression d'avoir lu cela dans de nombreux comics DC des années 50/60) mais l'ensemble est bien mené, avec sa structure classique à base de flashbacks avant l'acte final.

L'efficacité de la série Suicide Squad de John Ostrander (influence avouée de James Gunn pour son long métrage) est démontrée à travers les deux histoires du très bon annual de 1988 qui prouvent bien qu'il ne faut pas faire ch... Amanda Waller, au boulot comme à la maison. Captain Boomerang raconte ses origines dans un épisode de Flash orchestré par le duo Geoff Johns (dont j'ai toujours apprécié le travail sur le développement des Lascars) et Scott Kolins. Pour Harley Quinn, c'est moins intéressant avec deux ennuyeuses. histoires de la Suicide Squad période DC Rebirth. 

Le deuxième gros morceau de l'album rassemble les "Rookies", pour la plupart des vilains obscurs faisant leurs débuts au cinéma (à noter que certains étaient déjà apparus dans les séries TV DC). Le stupide Blackguard permet de découvrir le premier numéro de Booster Gold par Dan Jurgens, avec son héros aussi sympathique qu'énervant. La dernière page du Superman #4 de John Byrne montre que Bloodsport est un personnage moins unidimensionnel que l'épisode ne le laissait paraître. Javelot est un vilain oubliable dans deux Green Lantern inédits faciles d'accès et très joliment dessinés par l'excellent Dave Gibbons. L'adversaire n'est pas terrible mais l'aventure est divertissante et m'a donné envie d'en lire plus sur cette période de la série.

La première apparition de King Shark s'est déroulée dans le Superboy #9 de Karl Kesel et Humberto Ramos. Une entrée en matière insouciante et souriante, bien dans le ton de Conner Kent à ses débuts, avant une ambiance un chouïa plus horrifique. Pour Mongal, un épisode très anecdotique de Superman a été choisi au sein de l'irrégulière prestation de Jeph Loeb sur les aventures de l'Homme d'Acier. Disponible également dans l'album Suicide Squad : Peacemaker, Vigilante #36 est un épisode tendu et violent qui insiste bien sur l'instabilité du justicier hérité des publications Charlton. Le Penseur et la Fouine font partie d'un épisode spécial réunissant la Doom Patrol et la Suicide Squad, une aventure (trop) longue et chaotique illustrée par un Erik Larsen débutant (et ça se voit). 

James Gunn a également été chercher l'un des ennemis les plus ringards du Batman des sixties, Mister Polka-Dot et ses pois gadgets, un vilain particulièrement haut-en-couleurs créé pour fêter les 300ème numéro de Detective Comics...et qui n'a pas vraiment eu une longue carrière par la suite. S'il  n'est pas non plus un adversaire mémorable de Batman, Ratcatcher a exécuté ses premiers méfaits dans deux Detective Comics à l'ambiance glauque et suintante écrits par Alan Grant et John Wagner et très bien servis par la partie graphique signée par le regretté Norm Breyfogle. Et le volume se referme sur un épisode assez moyen des Birds of Prey par Gail Simone et Jim Fern pour présenter le personnage de Savant (que je ne connaissais pas et ce n'est pas ce récit qui fonctionne mal détaché du reste du run de la scénariste qui m'a donné envie d'en savoir plus).

En bref

En bonus, on retrouve une description de tous les personnages, une galerie de couvertures et la biographie des auteurs.

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