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Critique de Le Lien du destin #1

par Auray le ven. 1 oct. 2021 Staff

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Une nouvelle catégorie de paria

Quand je pense au cirque, je me mets dans la peau de Robin/Nightwing alias Dick Grayson, qui a malencontreusement perdu ses parents lors d'un show vertigineux aux trapèzes... enfin, avant que l'on sache que ce n'était pas un accident ! Ou alors, c'est du côté des mangas que je me penche... je suis Darren Shan, le futur petit vampire ! Ses aventures commencent sous un de ces fameux chapiteaux multicolores... À présent, il faudra compter sur Ars, ou le lien du destin ! Explications !

La nouvelle série des Éditions Komikku a pourtant son originalité. Les Vinculums (en latin, ça signifie lien ou attache) sont des êtres mystérieux pour le peuple, mais on sait par expérience qu'ils sont très dangereux, voir, incontrôlable. Ars fait partie de ces parias de ce monde d'apparence moyenâgeuse. Pour autant, il a tout de même une amie, et une seule, Émilia. Mais, celle-ci ne fera que des apparitions dans des scènes issues du passé. Il ne faudra pas compter sur elle, car décédé, comme nous l'apprennent les premières cases. Seule une bague aux pouvoirs inconnus subsiste d'elle, et celle-ci se trouve au doigt de notre personnage principal. Enfin, toute la vie du jeune homme va changer lors de sa rencontre avec une troupe de cirque spécialisée dans le théâtre. Et cet évènement va rapidement faire des étincelles !

L'histoire paraît classique à première vue, comme lorsque l'on sait que chaque personne qui compose la bande va être présenté tout doucement au public à travers diverses mésaventures suite à leurs chemins qui croisent plus sur le moment celui d'Ars. Mais peut-on vraiment faire autrement sans noyer le lecteur de détails inutiles ? C'est plutôt une bonne chose au final.

Sinon, on est assez perplexe au début de la relation entre la marionnette, Sophia, et les personnes qui l'entourent. Mais, il s'agit plus d'un objet transitionnel pour les hommes en général, et, bien sûr un moyen de raconter des scènes à double sens. Si elles sont comprises par l'ensemble du peuple, elles pourraient mêmes changer jusqu'à la politique de la ville.

Le tout sera exécuté à l'aide de cet immense être de bois qui donne sans attendre en retour de l'amour, de l'amitié, en tant que mère ou compagne, ça dépend de la personne en face. Parfois, par magie, celle-ci est capable de bouger de manière autonome... mais ne comptez pas sur des dialogues doux et amers, elle est atteinte d'aphasie si je peux utiliser ce terme pour une marionnette.

C'est là que le talent de Rei Yamada entre en scène. On se surprend à essayer de deviner à travers les différentes expressions de l'immense marionnette, ses futures actions. Et puis, il faut mettre en avant qu'il sait dessiner les corps humains. Par exemple, le doigt fin et maigre d'Ars est à vous mettre mal à l'aise. Son corps est aussi maigre et souffrant, son expression nous donne juste l'empathie qu'il faut, sans en faire jamais trop non plus. Balèze !

Le lien du destin est un manga attractif, malgré son côté familier. Mais, si comme moi vous aimez les parias ou tout simplement les personnes hors normes, ce manga est fait pour vous, car, il a bien une spécificité, et elle a un nom... Sophia. Elle donne énormément à elle toute seule à l'ambiance générale qui aurait pu être trop classique. C'est une série à suivre, pour voir son évolution, rien que par curiosité.

En bref

« Dis Émilia... je ne comprends pas... comment tu pouvais espérer... dans un monde aussi cruel...»

7
Positif

Émilia et Sophia

La troupe va vous faire voyager

Le paria Ars, c'est un bon classique

Son design est d'ailleurs très réussi

Leurs rencontres vont vite donner de nouvelles rixes

Une troupe de théâtre très poétique ou philosophique

Negatif

Une trame qui sonne de manière assez familière au début

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