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Critique de Une histoire du droit international #0

par vedge le mar. 22 nov. 2022 Staff

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Pour éviter la troisième guerre mondiale

On a du mal à se faire une idée précise de la définition et de l’intérêt du droit international.

Avant de me plonger dans la lecture de cet ouvrage, et au vu des derniers crimes de guerre impunis, envers les populations non combattantes, perpétrés par la Russie en Ukraine, je m’interrogeais réellement sur l’utilité du droit international. Cette BD permet de mieux en comprendre la genèse, l’évolution, les limites aussi.

En tout premier lieu, pour encadrer les conquêtes espagnoles, portugaises et françaises, le droit est géré par l’église catholique romaine, seule habilité à dire si les indigènes des contrées conquises sont humains et ont une âme, conditions nécessaires (mais pas suffisantes au vu des génocides perpétrés) pour déduire le comportement des conquistadors envers eux. Une fois les états créés, se sont les souverains qui décident ce qu’ils peuvent appeler une guerre « juste », sans que le terme soit vraiment précis et se référant à la « nature » ou à la « raison » en place de Dieu ; Sans plus de considération pour les vaincus cependant.

Un seul espace semble échapper à la privatisation des états, la mer, au-delà de trois milles marins des côtes, ce qui correspond à la portée des canons de l’époque.

Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’institut du droit international est créé, que le commerce des esclaves est interdit, alors que l’esclavage, lui, subsiste et est même rétablit par Napoléons dans les colonies françaises ; Il est appelé « travail forcé » dans les colonies essentiellement africaines de l’ensemble des nations européennes. Il faudra attendre la convention de Genève en 1926 et le traité des nations unies en 1956, la deuxième moitié du XXe siècle donc, pour que l’esclavage et les travaux forcés soient interdits dans le droit international ; Ce dernier ne concerne d’ailleurs et pendant longtemps que l’Europe et les Amériques.

Le volume, fort de 250 pages, est agrémenté de dessins variés, plus ou moins réalistes, avec une alternance de mise en page et de ponts entre flashbacks historique et dialogues d’un couple contemporain. Cela permet de varier le rythme et d’alléger la lecture d’un ouvrage à l’érudition manifeste.

A la fin du volume, l’exemple de la guerre en Ukraine permet de voir le chemin parcouru et le reste à parcourir.

Une somme en BD, pour évoquer les relations qui régissent depuis très longtemps les liens entre puissances ou états au travers du droit international, chalengées jusqu’à nos jours avec l’exemple décrit de la guerre en Ukraine. Un ouvrage érudit et accessible.

En bref

Une somme en BD, pour évoquer les relations qui régissent depuis très longtemps les liens entre puissances ou états au travers du droit international, chalengées jusqu’à nos jours avec l’exemple décrit de la guerre en Ukraine. Un ouvrage érudit et accessible.

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