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Critique de Daredevil - Battlin' Jack Murdock

par Le Doc le sam. 13 janv. 2024 Staff

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Je m'appelle Battlin' Jack Murdock et j'ai un combat à livrer...

Mini-série publiée aux Etats-Unis entre août et novembre 2007 sous la bannière Marvel Knights, Daredevil : Battlin' Jack Murdock est un projet amené à Joe Quesada par le dessinateur italien Carmine Di Giandomenico qui voulait en faire son premier comic-book en tant que scénariste pour Marvel. Le but de Di Giandomenico était d'approfondir l'homme qui se cachait derrière l'image du boxeur bourru qui éleva seul Matt Murdock dans un environnement difficile. L'auteur a imaginé l'histoire, s'est occupé du découpage et écrit les dialogues (et s'est même occupé des couleurs). Mais comme l'anglais n'est pas sa langue naturelle, Carmine Di Giandomenico a collaboré avec le scénariste Zeb Wells pour revoir les répliques, les rendre plus naturelles, et retravailler plusieurs éléments. 

C'est pendant cette phase de production du bouquin que les deux hommes ont finalement décidé de raconter toute l'histoire en flashbacks pendant le dernier combat de la vie de Jack Murdock. Ce combat, Battlin' Jack sait qu'il doit le perdre...ce qui ne l'empêchera de donner le change pendant les premiers rounds, jusqu'à la décision qui scellera son destin. Le récit est bien construit, les débuts de chapitre correspondant au début de chaque round avant de revenir plusieurs années en arrière, à cet homme au fond du trou obligé de travailler comme gros bras pour un usurier (comme un certain Rocky Balboa) en faisant peur aux commerçants du coin qui peinent à régler leurs dettes. 

Jack est tombé bien bas et il va devoir remonter la pente en devenant un père lorsque Maggie, son ex-petite amie, apparaît sur le pas de sa porte en lui confiant Matthew, le bébé qu'elle vient de mettre au monde mais dont elle ne veut pas s'occuper car elle a décidé d'entrer dans les ordres. La première réaction de Jack est de rejeter l'enfant mais cela ne dure pas longtemps car il n'est pas le genre d'homme à abandonner son gosse...une scène très forte...

Le ton de cette mini-série est sombre, avec des passages assez difficiles comme lorsque Jack s'emporte contre Matt en le frappant. Carmine Di Giandomenico et Zeb Wells font une synthèse de tout ce qui a été amené par les auteurs qui les ont précédé tout en ajoutant des choses qui fonctionnent bien dans le grand ensemble, comme la relation touchante entre Jack et Josie, future propriétaire du Josie's Bar, lieu important de l'univers urbain de DD créé par Roger McKenzie et Frank Miller. Il y a même un caméo du tout jeune Turk, qui se révélait déjà être un parfait petit co****rd.  

S'il est terriblement torturé, hanté par ses mauvaises décisions, Jack Murdock restera jusqu'au bout un homme bien...et s'il a finalement décidé de ne pas obéir au Fixer et de ne pas se coucher au terme d'un match aussi intense que sanglant en sachant très bien que cela allait lui coûter la vie, c'était pour partir selon ses propres termes, pas comme le loser que beaucoup voyaient en lui...et parce qu'il savait que son fils aveugle était devenu un homme capable de se débrouiller par lui-même...

En bref

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