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Critique de Godzilla - Gangsters & Goliaths

par Le Doc le dim. 2 juin 2024 Staff

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Gangsters et goliaths...

La mini-série Godzilla : Gangsters & Goliaths a été publié par IDW entre juin et octobre 2011. Il s'agit de l'unique contribution (pour le moment en tout cas) du scénariste John Layman à l'univers Godzilla de l'éditeur américain (sa proposition pour une autre mini-série qu'il aurait intitulé Lolitas & Leviathans n'a pas été retenue). À la partie graphique, on retrouve l'italien Alberto Ponticelli, notamment connu pour la série Soldat Inconnu de Joshua Dysart chez DC/Vertigo. Ponticelli s'est illustré sur du polar, de la guerre, des récits dramatiques et de science-fiction. Il est à l'aise sur plusieurs genres, ce qui se vérifie encore sur l'aventure dont il est question ici...

Comme son titre l'indique, Gangsters & Goliaths est au croisement de deux genres cinématographiques populaires, le film de gangsters à la John Woo et le kaiju eiga. L'inspecteur Makoto Sato est un flic incorruptible, bien décidé à renverser l'empire du crime de l'impitoyable yakuza Ryota Takahashi. Mais trahi par un policier véreux, Sato est abandonné de tous et accusé du meurtre de son co-équipier. Capturé par le seigneur du crime, Sato est amené au seul endroit d'où il pourrait bien ne jamais repartir...l'Île des Monstres !

John Layman pose bien le ton dès les premières pages en projetant le lecteur directement dans l'action avant de donner les détails nécessaires grâce aux flashbacks. Cela donne beaucoup de rythme à ce démarrage et les retours vers le passé sont fluides. Sato est plein de ressources et il rencontre un moine, protecteur des Shobijin, les gardiennes de Mothra (Layman relie chaque continuité des films Godzilla en expliquant que les petites fées ont reçu divers noms au fil des années comme les Cosmos et les Elias). Le policier déchu a alors l'idée d'enlever les Shobijin pour attirer Mothra et utiliser le lépidoptère dans sa lutte contre Takahashi. Mais comme ceux qui ont vu les longs métrages le savent bien, utiliser les fées de cette manière n'est pas vraiment une bonne idée...

Avec Godzilla : Gangsters & Goliaths, John Layman a signé une très bonne mini-série Godzilla, riche en action et en rebondissements. Le parcours du personnage principal, à la caractérisation soignée, est intéressant à suivre car c'est un homme foncièrement bon qui n'est pas à l'abri de faire des erreurs dans sa lutte pour la justice. Et son principal adversaire montre bien que les humains peuvent être plus monstrueux que les kaijus malgré le niveau de destruction qu'ils provoquent à chacune de leurs apparitions. Les cinq numéros montent bien en puissance au fil des rebondissements, avec de bonnes idées comme le fait que l'un des fils de Sato appartient à la G-Force, l'unité militaire dédiée à la lutte contre les grands monstres. 

Alberto Ponticelli a un style souvent rugueux, ses visages ne sont pas particulièrement "beaux" par exemple mais son coup de crayon colle plutôt bien à une distribution composée de durs à cuire burinés. L'atmosphère est bien travaillée et il est très bon dans la représentation du bestiaire classique de la Toho (la double page qui montre Mothra surplombant Tokyo sous une pluie battante est excellente). Et comme il se doit, le récit ne manque pas de scènes de destructions spectaculaires...mais Tokyo en a vu d'autres et le cycle continue...

En bref

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