Critique de Ares Le Soldat Errant #8
par Tampopo24 le lun. 21 oct. 2024 Staff
Portrait d'un vieux ronin solitaire et de son élève
La série s'emballe de plus en plus et le lecteur avide de dark fantasy pleine de souffle et de personnages cabossés a de quoi se régaler sous le trait toujours si singulier de Ryu Geum-Chul.
Long tome de flashback qui relate le passé d'Ares auprès de son maître et permet de comprendre celui-ci, son désir d'appartenir à un groupe mais aussi celui de venger son maître, ce fut une très bonne lecture, assortie d'un final explosif qui donne furieusement envie de se jeter sur la suite.
Récit classique d'un jeune garçon pris en main par un guerrier vieillissant qui s'est retiré, l'auteur lui donne des allures de récit de ronin solitaire qui a trouvé son successeur et le forme. Il y a ici une ambiance à la Ashita no Joe avec ce vieux guerrier que son corps lâche peu à peu et qui vit retiré dans la misère, de même qu'avec ce jeune apprenti bien seul qui ne pense qu'à devenir meilleur de jour en jour. C'est d'une belle tristesse, d'une belle morosité. On sent derrière cette relation particulière tous les sentiments ambigus entre le maître et l'élève.
Et tout se catalyse lors de l'événement fondateur pour Ares : l'attaque du guerrier aux yeux rouges. C'est le moment où il réalise la faiblesse de son maître, le moment où pour la première fois sa vie est en danger, le moment où l'injustice le frappe dans sa chair et son coeur. L'auteur l'a très bien mis en scène. Il a su prendre son temps, planter le décor, amener l'émotion. Il en a rendu la violence, la peur, la terreur, mais il a aussi su s'arrêter et ne pas montrer l'indicible. Merci à lui.
On termine ensuite ce tome avec un Ares pleinement intégré au groupe, soulagé d'un poids, enfin lui-même. Ses compagnons pourraient en prendre de la graine, notamment Mickael. Mais cela ne s'arrête pas là, puisque l'auteur nous réserve une petite nouvelle qui vient tout balayer. Dans notre esprit, il y avait ''juste'' Darak à combattre, mais un nouveau front des plus inattendus s'ouvre et nos héros se retrouvent coincés au milieu. J'ai hâte de voir ce qu'ils vont faire avec le général qu'ils défendent et suivent.
Tome de flashback, tome d'émotion aussi. En ouvrant son passé, Ares ouvre son coeur, et ça fait plaisir s'enfin mieux comprendre ce garçon et surtout de rencontre la figure de son maître Kyrion, qui a tout du samouraï errant et solitaire qui serre le coeur. J'ai adoré le développement des personnages ici, bien que classique, j'ai vibré au son de leur tristesse et de leur solitude. C'était poignant et le final nous appel à repartir fort joliment au combat mais avec tellement d'incertitudes que c'est encore plus jouissif. J'ai hâte de poursuivre !
En bref
Tome de flashback, tome d'émotion aussi. En ouvrant son passé, Ares ouvre son coeur, et ça fait plaisir s'enfin mieux comprendre ce garçon et surtout de rencontre la figure de son maître Kyrion, qui a tout du samouraï errant et solitaire qui serre le coeur. J'ai adoré le développement des personnages ici, bien que classique, j'ai vibré au son de leur tristesse et de leur solitude. C'était poignant et le final nous appel à repartir fort joliment au combat mais avec tellement d'incertitudes que c'est encore plus jouissif. J'ai hâte de poursuivre !
Positif
Le récit émouvant du passé d'Ares et son maître
Leur relation maître-élève
La rencontre fatale avec Yeux rouges
Le final explosif
Negatif
Des dynamiques classiques et empruntées aussi bien à la dark fantasy qu'aux récits de ronins








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