Une histoire qui ne manque pas de piquant
La lecture est très agréable, le dessin magnifique. Mais quel spleen ! Tout est calme, luxe et volupté.
Ricardo Cactus, peintre de son état, retrouve une ancienne amie napolitaine et, emprunt d'une douce et saisissante mélancolie, va déambuler tantôt à Capri, tantôt à Naples.
On se laisse prendre par la beauté du dessin, porter par la truculence des dialogues et finalement ce spleen qui s'accroche aux chaussures et au costume de notre peintre. Les personnages en deviennent attachants et la mélancolie plutôt joyeuse quoique légèrement cynique : "L'arthrose dégénérative et le clavier (de piano) font rarement bon ménage " ou encore " - Le temps est un mufle (...) j'étais un Modigliani. Je suis devenu un Bernard Buffet. - Bernard Buffet a sa cote."
Mais, je n'arrive pas à comprendre pour les auteurs ont choisi d'identifier Ricardo à un Cactus ??? Certes, c'est très original et on peut disserter à loisir sur ce choix, mais est-ce que cela apporte quelque chose à l'histoire ? J'en doute.
En bref
On passe un bon moment à lire cette œuvre et on suit les rencontres de Ricardo avec plaisir. De plus, les ambiances sont restituées magnifiquement, les couleurs sentent l'Italie et on s'imagine aisément sur notre vespa à sillonner les rues de Naples ou de Capri dans une douce agitation.
Positif
Le dessin magnifique
Les dialogues
Negatif
Pourquoi un personnage en cactus









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