Une revisite de Robin des bois
Résumé : Dans la région de Gris, saignée à blanc par les taxes qui financent une guerre lointaine, le chevalier Pierre de Brume est ramené à la vie par Marion, la guérisseuse qu'il a abandonnée il y a longtemps de ça. Tandis que la forêt s'agite et que le peuple gronde, les anciens amants sont rattrapés par le passé et la violence qu'ils ont fui toute leur vie.
Mémoire de Gris c’est un conte sombre, situé dans le moyen âge dans la région de Gris, une région très pauvre où les impôts écrasent complètement le peuple. Où les seigneurs sont cruels et où les curés sont parfois injustes. Gris n’est pas là pour rigoler, le décor est planté. Si j’ai bien aimé cette lecture, je l’ai trouvé à la fois très belle finalement mais cette lecture m’a un peu perturbée dans sa narration. Avec des flashback incessants, j’ai parfois été perdu. Il faut quand même un peu s’accrocher pour tout bien saisir et je dois dire que ça m’a un peu sorti de l’histoire par moment.
Le scénario nous entraine à suivre le destin de trois personnages, Pierre de Brume, Marion et le Bailli Randolf d’Artois. Trois personnages qui cherchent surtout à se sortir de leur condition. Pierre, lui après avoir échappé à la mort souhaite rallier avec lui les plus pauvres pour devenir seigneur des Brumes. Marion, se consacre à sa nouvelle fonction, celle de sorcière et tente de faire le bien autour d’elle. Enfin le bailli qui cherche à mettre un terme à la misère de son peuple en forçant le seigneur à payer ses dettes aux domaines de la région.
J’ai particulièrement aimé l’ambiance qui ressort de cette histoire, c’est sombre, jamais joyeux, et cette petite pointe de fantastique était bienvenue et marchait pleinement dans cette histoire de forêt et de fées.
Les dessins ils alternent aussi entre deux styles, très détaillés dans les moments présents, beaucoup moins et avec un certain flou dans le passé. Sylvain Ferret propose un travail remarquable avec certaines plaines pages qui deviennent contemplative, on se retrouve souvent à s’arrêter et juste à admirer le travail.
Au final, avec ce petit côté Robin des Bois, Sylvain Ferret signe un superbe album. Que dire d’ailleurs de l’édition, l’objet est vraiment magnifique. On ne ressort pas indemne de. Cette histoire.
En bref
Avec ce petit côté Robin des Bois, Sylvain Ferret signe un superbe album. Que dire d’ailleurs de l’édition, l’objet est vraiment magnifique. On ne ressort pas indemne de. Cette histoire.









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