Critique de Robespierre, le sphinx mélancolique
par vedge le mar. 17 déc. 2024 Staff
La patrie ou la mort
C’est une BD complexe, comme l’homme et les évènements qu’elle décrit. En cette période trouble de la révolution française, Maximilien Marie Isidore de Robespierre, reste dans une vision parcellaire et forcément tronquée, comme « l’incorruptible » pourvoyeur de la guillotine. Il est difficile à saisir, lui qui se prononce contre la peine de mort mais demande la peine capitale et sans procès pour le roi de France Louis XVI. BD complexe, car c’est au cœur des discours enflammés, des lectures exigeantes et es visions théocratiques de Robespierre, que nous sommes plongés. Est-il mort d’avoir souhaité une troisième phase de la révolution face aux corrompus, ou d’avoir chercher pour lui un pouvoir qui revenait au peuple ? Le dessin, classique est de qualité, avec des jeux de lumière faisant penser au tableau de David, peintre de la révolution, puis de Bonaparte, dont il est aussi question. Lecteur peu avisé des différentes phases de la Révolution française, j’ai apprécié ces dialogues enflammés qui, certes, alourdissent un peu les cases, mais remettent l’art de la rhétorique et du débat d’idées sur le fond au-devant de la scène. Nos politiques contemporains s’avilissent complaisamment dans ce qu’ils pensent des bons mots, ont perdu le fond, et par la même, probablement, le respect de ceux qu’ils sont censés représenter.
Une BD dense, pour mieux comprendre la période complexe de la révolution et lever un coin du voile de la personne de l’incorruptible Robespierre.
En bref
Une BD dense, pour mieux comprendre la période complexe de la révolution et lever un coin du voile de la personne de l’incorruptible Robespierre.









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