Critique de Les petits métiers méconnus
par ginevra le sam. 21 déc. 2024 Staff
Un joli album collectif.
Zabus a imaginé plein de petits métiers plus ou moins bizarres ou farfelus qui ont été mis en images par différents dessinateurs. Du coup, comme souvent avec les albums d'histoires courtes, on en apprécie certaines plus que d'autres.
Tout commence avec une femme qui se présente à Pole Emploi et qui prend la BD pour passer le temps en attendant on tour et cela lui donne envie de créer son propre métier.
Efa anime le balayeur de regrets avec beaucoup de verve et de charme.
J'ai beaucoup aimé la base du souffleur de rue pour son côté poétique et fantasque, mais j'ai eu du mal avec les dessins de Clérisse.
La restauratrice de souvenirs est une charmante histoire familiale joliment illustrée par Campi.
Carrion a superbement mis en images l'histoire du faiseur de brume. La poésie du récit concorde bien avec celle des images.
Le peintre des bords de cases est bien sûr lié à l'art de la bande dessinée, mais c'est une vision de la mort qui est surprenante et plutôt jolie surtout mise en images par Maurel.
J'avoue avoir moins adhéré à l'épistolier polymorphe malgré les graphismes de Vernay
La flatteuse de rides a un bien joli métier puisqu'elle permet aux personnes vieillissantes de s'accepter comme elles sont… mais elle est un peu aidé par Cailleaux.
Rey a mis en scène le marchand de gros mots et je n'ai pas pu m'empêcher de penser à une ancienne chanson de Gilbert Bécaud "La vente aux enchères". La diatribe du petit garçon à son père vaut vraiment le détour.
C'est à Navarro que revient la tâche de nous découvrir le réparateur de miroir, une espèce de magicien qui redonne le goût de vivre à un père déprimé.
Macola illustre un métier très insolite avec l'ouvreur de portes pour redonner de la vie et de la gaité dans une rue triste.
Durieux a illustré Le Product owner dont j'avoue ne pas avoir bien compris quel métier est concerné.
Pendanx a dessiné Le raconteur de rue, une jolie histoire d'amitié au départ improbable entre un adolescent et un aveugle.
La vendeuse d'invendus a Alfred comme dessinateur. Ce clin d'œil de Zabus aux livres qui restent en rayon sans personne pour les choisir m'a rappelé une pratique de mes bibliothécaires chéri(e)s qui ressortent régulièrement des livres, Bds, CDs ou DVDs de la réserve pour leur redonner de la visibilité.
Berberian nous fait rencontrer le guide du musée des anonymes. Un bien curieux métier!
Cet album nous permet de retrouver quelques auteurs bien connus dans cette succession de petits portraits imaginés avec humour et tendresse par Zabus. A découvrir bien vite pour les retardataires qui ont manqué sa sortie.
En bref
Un album de portraits drôles, touchants, sympathiques tout à la fois. Une jolie découverte à faire pour celles et ceux qui ne l'ont pas déjà lu.
Positif
variété de graphismes tous très bons
portraits de personnages singuliers








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