Punch Line
Avec son ambiance toujours aussi spéciale, Dans la peau de Miwa continue de me fasciner mais aussi de me mettre mal à l'aise. Une lecture un peu singulière.
Jouant sur le côté arty du milieu, l'auteur propose un ton décalé qui rompt avec les autres mangas. Nous sommes comme dans un polar, un roman noir, mais en même temps, il ne se passe pas grand-chose. Cela donne une narration un peu froid et plate. On est dans l'attente qu'il se passe quelque chose de sombre mais il n'y a jamais rien. C'est un peu le pétard mouillé version manga.
Pour autant, il y a aussi des éléments intéressants. Par contre, on apprécie de voir Miwa gagner en confiance et passer de la serpillère de service à celle qui ose se défendre et le fait avec force et finesse désormais. L'épisode de la soirée avec ses amis en est le parfait exemple. On la voit à travers le sale regard de son ex-, un type terriblement méprisant et imbu, mais elle parfaite en quelques mots bien sentis, bien placés, et pourtant qui peuvent paraître fade et froid, à le remettre à sa place ainsi que ceux qui l'accompagnent. Ce n'est plus la même Miwa et ça fait plaisir !
A côté de ça, que se passe-t-il ? Rien ou pas grand-chose. Elle est contente d'être entrée dans la sphère d'intérêt de son idol et de pouvoir échanger avec lui. Celle-ci en mode grosse ficèle +++ vient la sauver, tout comme elle vient le sauver d'une vengeance de yakuza chez lui de manière totalement improbable. Cela manque à la fois d'une intrigue et de réalisme... Je me demande ce que veut faire l'auteur en dehors de montrer une femme qui manque d'assurance et en gagne à travers une entreprise de vol d'identité...
En bref
Dans la peau de Miwa est une série étrange, qui intrigue et met mal à l'aise à travers sa narration froide et plate, et pourtant ses propos parfois punchy qui savent taper là où ça fait mal pour déconstruire l'image de la gentille femme japonaise. Mais l'ensemble manque de ligne directive, d'intrigue et quand on le réalise, on s'ennuie un peu. Dommage.









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