Critique de 5 Seconds Before the Witch Falls in Love
par Willos le ven. 15 août 2025
5 seconds before passer à autre chose.
Rapide, la présentation des protagonistes n’a pas besoin d’être longue, mais l’utilisation d’un personnage secondaire remplace astucieusement un narrateur.
L’histoire en elle-même dégage beaucoup d’énergie, les rôles de chasseuse et de sorcière s’opposant, appuyés par des caractères de feu.
Le format one-shot condensant la narration, les situations forcent l’avancée sans être trop poussives.
L'intrigue se concentre essentiellement sur la romance, le côté léger et
superficiel est à prendre avec une lecture empreinte de second degrés.
Ne pas trop s'arrêter sur des détails ou des clichés, la comédie prime
sur l’approfondissement des personnages, de leurs sentiments ou de
l’univers.
Le dessin est un peu brouillon, le trait du stylo parfois baveux mais le style reste correct. Cependant certaines cases perdent en lisibilité, en particulier sur les phases d’action. Le découpage manque aussi de dynamisme à ce moment là, ce qui n’aide pas à compenser. Sans compter l’enchaînement de plans trop brusque, avec un manque d’information visuelle. L’action s’explique en creux par la différence avec la case suivante, la compréhension est parfois laborieuse. Ce manque de transition n’est pas non plus fluidifié par du texte adéquat. La page 21 en est le parfait exemple.
Je sais qu'on n'est pas dans un shōnen de baston, mais il y a quand même une recherche de mise en scène pour une comédie romantique.
Et là je me suis fait avoir, car ce premier chapitre est en fait auto-(presque)conclusif, en effet cet unique volume n’est pas une seule histoire, mais une compilation.
La suivante, Demons Harem (notez la coquille sur la couverture, japonaise initialement) n’a aucune continuité avec la première.
Elle reprend le même ton de comédie sans prise de tête, naïve et pleine de bons sentiments, là encore à lire en surface malgré le sujet démonique, au sens propre comme au figuré. Le trait est moins marqué dans le remplissage, mais le dessin est plus fouillé.
Quand à la dernière, elle est la suite de la première.
On peut se questionner sur le choix de laisser l’intercalation de la seconde histoire hors sujet, juste par sa chronologie de publication, et qui n’est préfigurée que par l’image de la quatrième de couverture.
En bref
Bien que la parution de ces histoires fût quelque peu perturbée comme le mentionne l’autrice dans la post-face, les compromis scénaristique et graphique démontrent une relative maîtrise sur un déroulé en moins d’une quarantaine de pages par récit. On ne reste pas sur sa faim car il y a un juste bornage narratif, et on reprendrait bien le même menu une prochaine fois.
Positif
De l'action et de la comédie dans une romance yuri ; entrée, plat, dessert.
Negatif
Traitement superficiel.








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