Critique de Partitions irlandaises #3
par Le Baron Rouge le mer. 3 sept. 2025 Staff
Partitions funèbres
Ce dernier tome clôture la trilogie avec maestria. Une fois de plus, nous sommes plongés dans cette atmosphère particulière de guerre civile larvée qui n'en finit plus de diviser les hommes, les familles...
La couverture l'annonce "toutes les histoires sont des histoires d'amour ou de guerre. A Belfast, elles sont les deux." Amour, amitié, fidélité à la cause, vengeance sont au menu de ce dernier tome.
On suit Tim, Mary, Kate, Johnny, etc. faisant face à leurs démons. Catholiques et protestants s'affrontent encore malgré l'entame d'un processus de paix. Certains ont de la mémoire et les fantômes du passé ressurgissent aux coins des rues de Belfast.
Autant dire, que j'ai adoré cette fin de cycle. L'Irlande du Nord nous saute à la gorge dans toute sa complexité, dans toute sa violence et dans tout son espoir de vivre une fois pour toutes en paix. Mais comment solder un passé douloureux quand ce dernier ne fait que se rappeler à vous ?
Ici, on porte des pulls sur le dos et des mitraillettes en bandoulière, on s'aime autant qu'on tue.
Le scénario "tient la route", ou plutôt "la ruelle" Shankill ou de Falls. Quant au dessin tout en "eau", il nous fait sentir toute l'humidité de la ville.
En bref
Un homme, Tim, protestant un poil à côté de la religion, et Mary Pearse, catholique peu fervente, s'aiment. Johnny et ses sbires unionistes vont cribler de balles la maison des Pearse. C'est Johnny qui était visé, mais c'est Dylan, ex-petit ami de Mary qui est tué. Ce meurtre est signé d'un homme mort, "Crazy dog", qui n'est autre que... le père de Tim. Et c'est sans compter sur Kate Pearse, la mère de Mary, qui cache un passé bien encombrant.
Positif
- Récit bien mené
- Fond historique
- Dessin









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