Critique de Les poissons, eux, ne pleurent pas
par ginevra le jeu. 4 sept. 2025 Staff
Un documentaire qui devrait être diffusé dans un maximum de bibliothèques
Cet album nous plonge dans la vie des malheureux pêcheurs de Gambie obligés de vendre leurs prises à l'usine chinoise qui pollue la mer et provoque des maladies aux enfants.
C'est l'Agence Française de Banjul qui a accueilli les 2 auteurs : Laurent Galandon au scénario et Jean-Denis Pendanx aux graphismes. Ils ont ainsi pu découvrir le pays et la vie des gambiens.
Laurent Galandon n'en est pas à son 1e album dénonçant les problèmes liés à l'implantation des multinationales et/ou aux drames en lien avec les traversées d'émigrants sur des bateaux précaires. Ici le passeur est finalement un type bien qui n'escroque pas ses passagers. L'usine chinoise de farine de poissons a été au centre de plusieurs reportages dénonçant la pollution entre 2021 et 2023. Dans l'album, le scénariste évoque les problèmes de santé des enfants : asthme dû aux fumées ou brulures à suite d'un bain à la sortie des eaux usées. Hélas, cela m'a rappelé divers reportages sur la façon dont la Chine exploite les ressources africaines sans respect des populations.
Les graphismes de Jean-Denis Pendanx sont superbes comme à son habitude. Les personnages sont expressifs, les bateaux sur la mer et les villes sont réalistes.
Un grand album documentaire qui mérite une large diffusion dans un maximum de lieux et, en particulier, les bibliothèques. À noter que l'éditeur Daniel Maghen a offert 100 exemplaires de l'album pour les lecteurs francophones de Gambie.
En bref
Un superbe documentaire en BD qui raconte la surexploitation des ressources africaines, ici les poissons, par des entreprises irrespectueuses des populations locales, ici une usine chinoise. À découvrir au plus vite!
Positif
histoire réaliste et poignante
graphismes splendides









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