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Critique de L'homme qui plantait des arbres

par vedge le jeu. 4 sept. 2025 Staff

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« Les hommes pourraient être aussi efficace que Dieu, dans d’autres domaines que la destruction »

Cette BD est inspirée d’une courte nouvelle de Jean Giono refusée ne 1953 par le Reader Digest, sous prétexte de sa non exacte véracité. Un œuvre de fiction donc. A parti de l’histoire simple d’un berger qui, voyant l’âpre montagne où il évolue, devenue aride et inhospitalière, décide de planter tous les jours des arbres. Faisant sa part, sans se poser de question sur l’éventuelle futilité de son entreprise, il permet à sa forêt de gagner sur les landes arides et aux populations de revenir vivre à cet endroit. Au début du récit, sur les pas du narrateur, que les auteurs ont croqués sous les traits de Giono lui-même, on parcourt une lande de désolation ; le marcheur, assoiffé, rencontre le berger planteur, dans un univers peu coloré, croqué simplement mais de manière sensible plus que réaliste. Après cette rencontre, le narrateur, oubliant la démarche un peu vaine et folle d’Elzéard, subit la première guerre mondiale comme soldat, avec son lot de désolation. Libéré à la fin de la guerre, il est guider sans préméditation vers ce lieu, espérant peut-être y trouver une reconstruction par la forêt du berger. Le changement est en cours, la forêt progresse, créée et porter par un homme humble et taiseux qui ne cherche aucune reconnaissance et que tous ignorent.

Le dessin prend alors des teintes et un trait plus vif et gai, pendant de la transformation des paysages et de la revitalisation consécutive des territoires. L’initiative discrète et solitaire d’Elzéard est récupérée par les politiques, et le narrateur doit s’impliquer afin de rendre à Elzéard ce qui est à Elzéard.

L’origine de l’histoire vient des souvenirs d’enfance de Giono, parcourant avec son père, trop pauvre pour avoir des biens, les chemins forestiers, et s’arrêtant ici ou là pour planter des glands de chêne. La joie ressenti quelques temps après en les découvrant grandis ce ressent dans ce compte magnifiant l’homme insignifiant devenu héros arboricole. J’ai apprécié particulièrement les trois dernières planches d’un arbre à différentes saisons et j’imagine bien, le berger créateur de forêts, couler une éternité de quiétude et de silence au creux de ses racines.

Un conte extraordinaire pour magnifier la vie imaginaire d’un berger créateur de vie, du bout de sa tringle de fer. Un espoir pour tous les colibris que leur part ne soit pas vaine.

En bref

Un conte extraordinaire pour magnifier la vie imaginaire d’un berger créateur de vie, du bout de sa tringle de fer. Un espoir pour tous les colibris que leur part ne soit pas vaine.

8
Positif

Histoire

Grphismes

Negatif

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