Bella Ciao
Sur un dessin précis colorisé dans divers tons de gris, les auteurs nous racontent un épisode de grève et d’émancipation des ouvrières des soieries lyonnaises. Recrutées dans les campagnes avoisinantes, avec des promesses de bon salaire et de fourniture gratuite de la nourriture et du logis, elles se retrouvent, une fois arrivées dans les manufactures lyonnaises, face aux terribles conditions de travail. Payées une misère, travaillant douze heures par jour, elles doivent en plus payer leur paillasse dans un dortoir bondée et leur maigre pitance. De plus, les conditions de travail et les produits employés ont un impact désastreux sur leur santé et leur espérance de vie. Aussi, en 1869, elles décident de se mettre en grève de manière commune, dans quasiment toutes les filatures de la ville. Mais il est difficile de faire entendre leur voix dans un monde d’hommes, où le pouvoir est aux mains de quelques riches marchands qui ont l’argent et le temps de leur côté. D’autant que le mouvement, qui a pris de l’ampleur, est récupéré par l’AIT (l’Association Internationale des Travailleurs) en dépossédant ces femmes courageuses de leur indépendance et de leurs revendications.
Un récit réaliste d’une des premières grèves initiées par les femmes, avec une fin en demi-teinte pour elle, mais une voie défrichée pour leur successeuse.
En bref
Un récit réaliste d’une des premières grèves initiées par les femmes, avec une fin en demi-teinte pour elle, mais une voie défrichée pour leur successeuse.
Positif
Récit historique très intéressant
Dessin précis









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