Avant la bombe
Kenji Nagazawa a six ans le 6 août 1945 quand une bombe atomique est lâchée sur Hiroshima. Cette bombe coutera la vie à son père, son frère et sa sœur. C’est cette expérience romancée que relate toute la série Gen aux pieds nus (anciennement nommée Gen d’Hiroshima). La nouvelle édition reprend le titre choisi par l’auteur car c’est avec les pieds nus que Gen a affronté la guerre et ses conséquences. Le travail d’édition est de très bonne qualité : la préface d’Art Spiegelman, l’auteur de Maus, le choix du grand format, la correction des approximations historiques par des notes de bas de page, tout contribue à une lecture éclairée de cette œuvre majeure.
J’avais lu cette série, il ya quelques années et je me souvenais encore des corps qui fondent, de l’horreur de la bombe, des réactions hostiles, c’est vraiment un témoignage marquant.
Tout l’intérêt de ce premier tome vient du fait que l’auteur raconte la vie à Hiroshima avant la bombe. On y découvre une société japonaise tournée vers la guerre à n’importe quel prix (le sacrifice insensé de sa population notamment) et la difficile survie en temps de guerre. Le père de Gen, pacifiste, est traité comme un traitre. C’est un personnage étonnant : il est contre la violence et la guerre mais n’hésite pas à taper ses enfants à la moindre contrariété. Il est dessiné à l’ancienne forcément, on reconnaît bien le style manga des années 80. On suit Gen et sa famille, les exactions dont ils sont victimes, leurs difficulté à se nourrir jusqu’au 6 août 1945, jusqu’à la bombe.
Tout est écrit, tout est dessiné, c’est l’horreur, c’est incroyable, c’est vrai. Les camps de concentration ont Maus, Hiroshima a Gen : quand les témoins des horreurs de l’histoire prennent la parole en BD, on obtient de grandes œuvres. A lire ou à relire absolument.
En bref
Kenji Nagazawa a six ans le 6 août 1945 quand une bombe atomique est lâchée sur Hiroshima. Cette bombe coutera la vie à son père, son frère et sa sœur. C’est cette expérience romancée que relate toute la série Gen aux pieds nus. Tout est écrit, tout est dessiné, c’est l’horreur, c’est incroyable, c’est vrai. Les camps de concentration ont Maus, Hiroshima a Gen : quand les témoins des horreurs de l’histoire prennent la parole en BD, on obtient de grandes œuvres. A lire ou à relire absolument.
Positif
témoignage historique très prenant
œuvre majeure
Negatif
témoignage très dur









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