Hiroshima : La première semaine après la bombe
"Aujourd'hui, c'est le premier jour du reste de votre vie" : cette formule révèle toute sa véracité dans le tome 2 de Gen aux pieds nus. La bombe a été lâchée, la vie continue, à jamais marquée, traumatisée. On n'en sort pas indemne.
C’est la première bombe atomique, donc personne ne comprend ce qui se passe, ni Gen, ni le reste de la population, ni même les soldats qui meurent alors qu’ils ramassent les morts, les blessés ou les presque morts assoiffés. C’est difficile à tenir.
On ne comprend pas, les brûlures, les cheveux qui tombent, les corps qui fondent, on ne comprend pas la soif inextinguible et ce n’est pas la solidarité qui prime ou si peu. Pour les survivants, c’est la double peine : rejet et système D pour essayer de s’en sortir.
Gen est un petit garçon au grand cœur, brisé. Il va essayer, dans l’enfer, d’aider ceux qui lui demandent de l’aide, d’aider sa « sœur » disparue ou sa toute petite sœur qui vient de naître. Car au cœur même de l’enfer, la vie, l’espoir sont toujours là.
Les dessins des corps après la bombe, de la peau qui fond, de la chair qui se « déchausse », des mouches qui pullulent marquent à jamais : je m’en souvenais encore 15 ans après les avoir découverts la première fois.
Ce tome est humainement très dur et très fort. Comment continuer à vivre dans un environnement dévasté ? Quel sens donne-t-on à la vie ? La suite de la série évènement Gen aux pieds nus : un indispensable pour se souvenir de la guerre à Hiroshima, pour s'en souvenir du côté des habitants.
En bref
La bombe atomique a été lâchée sur Hiroshima, c'est l'horreur, les corps fondent, on ne peut compter les morts. C'est la première bombe atomique alors, on ne comprend pas. Le témoignage de Keiji Nakazawa est intenable et pourtant nécessaire.
Positif
témoignage du côté des habitants, indispensable et extrêmement dur









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