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Critique de Alastor de Sombregarde #1

par juju le sam. 17 janv. 2026 Staff

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Road-trip macabre en terres de dark fantasy

1. Un duo improbable, entre mort et cynisme

Dès les premières pages, Alastor de Sombregarde annonce la couleur : on suit un duo aussi improbable qu’efficace. D’un côté, Alastor, chevalier revenu d’entre les morts, nécromancien à ses heures perdues, animé par un seul objectif : retrouver sa dulcinée, Lilith. De l’autre, Guulghar, maître-gobelin de la Sombre Garde, moine combattant, alchimiste et surtout personnage délicieusement cynique. Avec son chapeau lui servant d’arme, son sceptre très particulier (et son frère, que je vous laisse découvrir), Guulghar vole presque la vedette tant il est savoureux.

Leur rencontre macabre donne le ton : on est clairement dans un univers qui sent bon le jeu de rôle, la quête épique et la fantasy sombre assumée.

2. Un voyage initiatique en terres ravagées

Le récit prend la forme d’un véritable périple. Forêts damnées, tavernes miteuses, forteresses hantées, champs de bataille encore fumants… Chaque étape est l’occasion de nouvelles rencontres, souvent inquiétantes, parfois drôles, toujours marquantes. Les amateurs de dark fantasy et d’heroic fantasy retrouveront ici tout ce qu’ils aiment : des créatures familières, des lieux mythiques et des combats épiques, contrebalancés par des moments plus légers et souvent très bien dosés.

Divisée en quatre chapitres, cette BD de 88 pages se lit sans que l’on voie le temps passer. Le rythme est fluide, les scènes s’enchaînent naturellement, et l’alternance entre action, humour et mystère fonctionne parfaitement.

3. Un univers riche et des objets presque vivants

L’un des éléments que j’ai le plus appréciés, c’est le carnet de dessin d’Alastor, qui ponctue régulièrement l’album. Ces pages sont superbes et apportent une vraie respiration visuelle. Mais surtout, ce carnet devient un véritable fil rouge du récit : souvent présent, parfois perdu, presque indispensable, il finit par s’imposer comme un personnage à part entière.

Autre mystère intriguant : un oiseau, présent dès le début et quasiment sur toutes les pages. Silencieux, observateur, il conclut même l’album de manière énigmatique. Son rôle exact reste flou, et c’est précisément ce qui nourrit l’envie d’en savoir plus.

4. Mon ressenti

J’ai adoré cette BD. C’est exactement tout ce que j’aime dans la fantasy : de la magie, des aventures, des personnages charismatiques et ce petit goût de “bad guys” qui renforce l’immersion. Parcourir un monde ravagé par la guerre aux côtés d’un gobelin cynique et d’un chevalier de la mort est un vrai plaisir de lecture. Entre dark fantasy, heroic fantasy et références au jeu de rôle, Alastor de Sombregarde coche toutes les cases et le fait avec beaucoup de personnalité.

En bref

Une très belle surprise. Alastor de Sombregarde propose une aventure de dark fantasy riche, immersive et généreuse, portée par un duo mémorable, un univers soigné et une vraie ambiance de jeu de rôle. Des combats, de l’humour, des mystères et une quête épique : une BD à découvrir d’urgence pour tous les fans de fantasy, qu’elle soit sombre ou héroïque.

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