Critique de Naufrage en Patagonie
par Le Baron Rouge le dim. 8 févr. 2026 Staff
Au bout du monde
Si vous aimez les récits d'aventures, les vrais de vrais, les historiques, les récits qui vont au tréfonds de l'âme humaine pour en ressortir le bon comme le pire, vous allez trouver votre bonheur dans ce récit historique et véridique les naufragés du Wager.
Rappelez-vous, il y a quelques années, Christian Perrissin et Mathieu Blanchin, nous avaient raconté l'épopée de commodore Anson et de sa flottille partis de l'autre côté de l'Amérique de Sud pour attaquer les ports espagnol et prendre le célèbre galion de Manille.
En cours de route, pris dans une suite de tempêtes comme seules les mers du Sud savent en produire, une partie da la flottille s'était perdue corps et âme ; le Wager en faisait partie. Seulement ce qu'Anson ignorait, c'est que le Wager s'était échoué et qu'une partie de l'équipage avait survécu.
C'est la folle et terrible histoire de ces rescapés qui nous est racontée ici d'après les souvenirs d'un des membres, John Byron (aspirant à bord du vaisseau HMS Wager).
Dans la droite ligne du récit du voyage de l'escadre du commodore Anson, celle du Wager est encore plus terrible. Comment des hommes, ont-ils trouvé la force de survivre dans de telles conditions ? Certes, les pertes humaines ont été énormes (entre le scorbut, les maladies, les tempêtes, etc.)... Mais d'autres, force de la nature et/ou épris d'une ténacité hors norme, ont réussi à survivre.
Retracer par le menu leurs péripéties serait inutile, mais sachez qu'en ouvrant ce récit vous allez être mis devant une histoire dont on a à peine à croire qu'elle a réellement existée. Une autre époque où pour des intérêts financiers et d'hégémonie économique et politique les empires n'hésitaient pas à sacrifier des milliers d'hommes et à les envoyer dans les pires conditions au bout du monde.
Le récit de l'auteur colle à la réalité du texte originel et prend très peu de liberté, cela donne un côté brut, sans nuance, sans exagération et le lecteur se retrouve comme un membre de cette petite colonie perdue au bout du monde. A l'inverse, même si j'apprécie le dessin, on s'attendait à un peu plus d'intensité.
En bref
En 1740, une escadre anglaise qui Portsmouth à destination de l'île de Juan Fernandez à proximité du Pérou. Les 6 navires ne sont pas en bon état, les membres d'équipage peu formés ou et le départ sans cesse retardé. Si bien que la flottille sera contrainte de passer le Cap Horn à plus mauvaise période. Une succession de tempêtes disperse les bateaux qui ne seront que trois à rejoindre l'île. Sur les trois vaisseaux manquants, deux ont été contraints de faire demi-tour et un troisième, le Wager, s'est échoué sur une île au sud de la Patagonie.
Positif
- Un récit épique









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