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Critique de L'oiseau de Tazmamart

par Le Baron Rouge le mar. 3 mars 2026 Staff

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Dans les cachots du roi

Dans la veine du récit carcéral, c’est toute la mécanique de déshumanisation qui est décortiquée ; humiliations, privations, brutalités, etc. Le tout à l’abri des regards de la société.

Dans un cet enfer de déshumanisation, un jour, comme un miracle venu du ciel, un pigeon se faufile et fera renaître le peu d’humanité qui restait dans les yeux et les cœurs des détenus.

A travers le récit des souvenirs glaçants d’Ahmed Merzouki, c’est tout un pan de l’histoire marocaine qui apparaît, la fin d’un silence, d’un aveuglement, un devoir de mémoire pour que les jeunes générations comprennent les lents et longs traumatismes qui ont touché les générations précédentes.

On ne peut que saluer le travail de mémoire initié par le collectif Alkhariqun. Un récit fort soutenu par un dessin tranchant.

 A lire et à transmettre de toute urgence !

En bref

Ahmed Marzouki, jeune sous officier à l’école militaire d’Ahermoumou, Maroc, participe bien malgré lui (parce qu’un militaire est là pour obéir sans se poser de question) à une tentative de coup d’état contre le roi. D’abord condamné à 5 d’emprisonnement, il en passera 18 dans une prison secrète Tazmamart, véritable bagne, qui symbolise à lui tout seul la terreur du régime. 18 ans dans une cellule sans fenêtre, 18 ans coupé du monde, 18 ans emmuré dans un quasi-silence de plomb. 18 ans, presqu’une éternité.

10
Positif

- le récit

Negatif

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